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Certifs décès : des médecins retraités mobilisés par les pompes funèbres dans le Loiret

07/11/2022 Par Louise Claereboudt
Démographie médicale
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Face aux difficultés pour établir des certificats de décès, une entreprise de pompes funèbres du Loiret a demandé à l’Ordre départemental des médecins de la mettre en relation avec des praticiens retraités volontaires pour effectuer cette tâche. Elle organise ainsi un roulement en fonction de leurs disponibilités.
 

Sans médecin pour constater un décès et établir un certificat, certaines familles se retrouvent bien souvent démunies, le corps de leur proche ne pouvant être déplacé. Une situation que l’on rencontre de plus en plus fréquemment dans les déserts médicaux. Dans le Loiret, une entreprise de pompes funèbres a apporté une réponse d’urgence à ce problème. Elle a mis en place un dispositif permettant de mettre en contact rapidement les gendarmes du Montargois et des médecins retraités actifs. "Les médecins sont sursollicités et ne peuvent quitter leur structure pour déclarer les décès. Il fallait trouver une alternative", explique au Parisien Gautier Caton, le directeur de l’entreprise éponyme. Ce dernier explique avoir mis en place ce système dès 2019 avec des médecins retraités volontaires pour se rendre sur les lieux, avant que la crise sanitaire ne vienne l’interrompre. "Nous avons repris contact avec l’Ordre des médecins du Loiret il y a trois mois et aujourd’hui six médecins interviennent à l’est du département où la situation est très compliquée", explique-t-il à nos confrères. Selon Gautier Caton, en effet, dans l’est du département, le Samu et SOS médecins "ne peuvent plus se déplacer pour ce type d’intervention". Concrètement, pour soulager les gendarmes, les pompes funèbres Caton centralisent elles-mêmes les appels, 24h/24 et 7j sur 7, et font intervenir les médecins retraités au plus vite, en fonction des disponibilités de ces derniers. Ceux-ci se rendent au domicile du défunt ou encore dans les Ehpad. Pour rappel, un amendement au PLFSS 2023 prévoit par ailleurs d’autoriser, à titre expérimental et pour une durée de trois ans, les infirmières à signer les certificats de décès au domicile des patients. [avec Le Parisien]  

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