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"L’hôpital doit être le navire amiral de notre système de santé" : la candidate Anne Hidalgo fait ses propositions

Dans une interview accordée ce dimanche 9 janvier au Parisien, la maire de la capitale a dévoilé les grandes lignes de son programme santé pour l’élection présidentielle, qui aura lieu dans quelques mois. Formation des médecins, lutte contre les déserts médicaux, financement de l’hôpital… zoom sur les propositions phares de la candidate PS.

Créditée de 3 à 5% des intentions de vote à l’élection présidentielle, la maire de Paris, Anne Hidalgo, a présenté les mesures phares de son programme santé dans une interview exclusive accordée au Parisien, ce dimanche. Alors qu’elle avait déjà évoqué son intention de mettre fin au modèle de "l’hôpital-entreprise", basé sur "des éléments comptables", la candidate PS a précisé qu’elle comptait "inverser la logique en partant des besoins de santé et d’une meilleure organisation de santé". Pour ce faire, elle entend supprimer l’Objectif national de dépenses d’assurance maladie (Ondam) au profit d’un Objectif national de santé publique.

En pratique, Anne Hidalgo explique qu’une enveloppe des dépenses de santé serait définie par les parlementaires chaque année, en mars. Ces derniers identifieront les besoins de santé, leur évolution, les prioritaires etc. Cette enveloppe serait votée à la fin de l’année dans le cadre du projet de Finances puis du projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Les discussions devront intégrer les élus départementaux, détaille-t-elle au Parisien.

Selon la candidate, "l’hôpital doit être le navire amiral [du] système de santé". Il sera indispensable de cesser les fermetures d’établissements de santé. Pour financer les réformes de l’hôpital public, elle propose de "remplacer la tarification à l’activité", qui sera conservée pour "un certain nombre d’actes", par une dotation d’Etat tenant compte des besoins locaux de santé publique.

Interrogée sur les déserts médicaux, sources, selon elle, "des problèmes de l’hôpital", la maire de Paris veut former davantage de médecins et de paramédicaux : 25.000 infirmières et aides-soignantes de plus par an, 1.250 sages-femmes, 5.000 logisticiens, et 15.000 médecins supplémentaires chaque année "contre 8.000 aujourd’hui". Elle s’est par ailleurs opposée à "toute démarche autoritaire" pour faire venir des praticiens dans les territoires sous-dotés.

 

 

Mise en place du statut de "médecin assistant"

Pour couvrir les besoins de soins dans les territoires qui manquent de médecins, elle veut mettre en place un nouveau statut, celui de "médecin assistant". "La dernière année d’internat deviendrait une année de professionnalisation, encadrée par un médecin expérimenté et avec une rémunération équivalente au double d’aujourd’hui, soit environ 3 500 euros par mois. Cette proposition qui s’appliquerait dès le second semestre 2022 concernerait 4 000 internes. Cette proposition sera mise en œuvre dès le second semestre 2022. Elle concernera 4000 internes puis 8 000 par an", explique-t-elle.

La candidate présentera l’intégralité de son programme le 13 janvier.

[avec Le Parisien]

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