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Au procès Le Scouarnec, l'Ordre des médecins promet de faire mieux à l'avenir

Au deuxième jour des plaidoiries au procès de Joël Le Scouarnec, devant la cour criminelle du Morbihan à Vannes, l'avocate du Conseil national de l'Ordre des médecins a indiqué que l'institution "présentait ses regrets" et a déploré les "dysfonctionnements" ayant permis au chirurgien de poursuivre sa carrière pendant plus d'une décennie après une première condamnation en 2005. 

21/05/2025 Par Sandy Bonin
Déontologie Faits divers / Justice
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"Comment faire pour réparer le mal? (...) Admettre des regrets, le Cnom ne pouvait pas faire moins", a déclaré ce mercredi Me Negar Haeri, avocate du Conseil national de l'Ordre des médecins devant la cour criminelle du Morbihan à Vannes. Fin mars, l'institution avait déjà exprimé de "profonds regrets" quant à la gestion ordinale de cette affaire dans un communiqué de presse.

Jugé depuis le 24 février pour viols et agressions sexuelles sur 299 patients, majoritairement mineurs au moment des faits, Joël Le Scouarnec avait été condamné en 2005 pour détention d'images pédopornographiques, sans interdiction d'exercer. Sa titularisation en août 2006 comme chef du service de chirurgie à Quimperlé (Finistère) avait néanmoins été validée quelques mois plus tard par le conseil départemental de l'Ordre des médecins (CDOM) de ce département breton.

L'accusé avait ensuite exercé à partir de 2008 à l'hôpital de Jonzac (Charente-Maritime) dont la directrice avait été informée - par le chirurgien lui-même - de sa condamnation. Le CDOM de Charente-Maritime avait également validé la prise de poste du praticien.

Lundi, les anciens présidents des CDOM de Charente-Maritime et du Finistère se sont cependant défaussés de toute responsabilité, comme cinq autres anciens cadres des institutions médicales et hospitalières. "J'ai eu honte que pour chacun d'eux, en dépit du parfait scandale de cette affaire, l'aveu de responsabilité a été à ce point difficile", a tancé Me Haeri. "Joël Le Scouarnec a entaché l'une des plus belles professions qui existent", a-t-elle estimé, déplorant qu'à cause de l'accusé, "la figure du médecin ne suscite plus confiance".  "Nous pouvons faire la promesse que tous les efforts seront fournis pour réparer non pas le passé mais l'avenir", a promis l'avocate.

La constitution du CNOM et du CDOM du Morbihan comme parties civiles avait suscité une levée de boucliers auprès des victimes et leurs avocats. Elle a été justifiée par Me Haeri comme un moyen pour le CNOM de faire "œuvre d'introspection" et afin d'"admettre des dysfonctionnements et des manquements".

[avec AFP] 

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