La surveillance glycémique continue rassure mais n’améliore pas forcément le contrôle glycémique

16/06/2017 Par Pr Philippe Chanson
Diabétologie

La surveillance continue de la glycémie améliore le contrôle glycémique mais son influence sur la qualité de vie reste mal déterminée. Une équipe américaine a donc analysé l’impact de 6 mois d’utilisation du contrôle glycémique continu sur la qualité de vie de diabétiques de type 1 adultes, traités par multi-injections quotidiennes.

L’étude DIAMOND (Multiple Daily Injections and Continuous Glucose Monitoring in Diabetes) était un essai randomisé prospectif qui a comparé la surveillance continue de la glycémie à l’auto-surveillance glycémique capillaire seule chez 158 sujets adultes ayant un diabète de type 1 mal contrôlé. Au début et à la fin de l’étude, les participants ont complété un questionnaire de qualité de vie qui évaluait le bien-être global, l’état de santé, le poids du diabète, la peur de l’hypoglycémie et la confiance dans le diagnostic des hypoglycémies. A la fin de l’étude, les participants du groupe surveillance glycémique continue remplissaient également une enquête de satisfaction générale sur la surveillance glycémique continue. Le groupe surveillé par contrôle continu de la glycémie a montré une augmentation supérieure de la confiance vis-à-vis des hypoglycémies (p = 0.01) et une diminution supérieure du stress lié au poids du diabète (p = 0.01) en comparaison du groupe d’auto-surveillance glycémique capillaire. En revanche, il n’y avait pas de différence significative en termes de bien-être, d’état de santé ou de peur des hypoglycémies. Le degré de satisfaction pour la surveillance continue de la glycémie n’était pas associé de manière significative avec les modifications glycémiques mais était associé à la réduction du stress lié au diabète (p < 0.001), de la peur de l’hypoglycémie (p = 0.02) et de l’augmentation de la confiance vis-à-vis des hypoglycémies (p < 0.001) et du bien-être (p = 0.01). En conclusion, la surveillance continue de la glycémie contribue à une amélioration significative de la qualité de vie spécifiquement liée au diabète, c’est-à-dire le stress lié au poids du diabète, la confiance vis-à-vis des hypoglycémies chez les adultes diabétiques de type 1 mais non avec les mesures de qualité de vie non spécifiques du diabète (par exemple le bien-être ou l’état de santé). La satisfaction vis-à-vis de la surveillance glycémique continue est associée à la plupart des critères de qualité de vie mais pas au contrôle glycémique.

Faut-il restreindre les conditions d'accès au secteur 2?

Herve  Koskas

Herve Koskas

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Nous restons dans le gre à grè. L information doit etre claire: pas de surprise ; pas de dessous de table; c'est le but du S2 !. ... Lire plus

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