Les causes de décès des français décortiquées

12/11/2019 Par Marion Jort
Santé publique
Une grande étude publiée dans le dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire de Santé publique France montre l’évolution des causes de décès entre 2000 et 2016. Bilan : la mortalité due au sida et aux maladies cardiovasculaires diminue, tandis que celle liée cancer augmente de manière importante.

  La mortalité due au sida, aux accidents de transport et aux maladies cardiovasculaires a "particulièrement diminué" en seize ans en France métropolitaine, selon une étude des évolutions des causes de décès, qui porte sur les années 2000 à 2016. Dans le même temps, elle a fortement augmenté pour le cancer du poumon chez la femme -un effet du tabagisme- et de façon plus modérée pour les deux sexes pour les cancers du pancréas et du cerveau, selon le dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de Santé publique France, publié mardi. "Ces résultats généraux mettent en évidence les réussites et les lacunes" en matière de prévention et de soins, relèvent Grégoire Rey, directeur du CépiDC-Inserm (qui établit les causes médicales de décès), et ses collègues, auteurs de cette analyse des tendances entre les périodes 2000-2007 et 2008-2016. D'une façon générale, le taux de mortalité toutes causes confondues a continué à diminuer depuis les années 2000, vraisemblablement grâce aux avancées de la médecine et de la prévention. Le risque de mourir du cancer diminue, même si le nombre de personnes atteintes augmente. Le cancer est la première cause de mortalité en France pour les deux sexes, passé en 2004 devant les maladies cardiovasculaires. En 2016, sur 579.000 décès enregistrés, les décès par tumeurs (29%) et par maladies cardiovasculaires (24,2%) prédominent. La part des décès prématurés (avant 65 ans) de toutes causes chez les hommes reste supérieure à celle observée chez les femmes (22,6% contre 11,3%).   "Points d'alerte" La mortalité liée au VIH/sida, après une première baisse dans les années 1990, continue à diminuer sur les seize dernières années en raison des progrès de la prévention et surtout des traitements. En 2016, on recense 300 morts par sida, contre 4.800 en 1994. Les décès par suicide sont également en déclin : près de 8.500 décès en 2016, contre 11.400 dix ans auparavant. Depuis les années 1980, ils restent toutefois plus nombreux que les morts par accidents de transport...

Faut-il supprimer les ARS ?

Valérie Briole

Valérie Briole

Non

Quel interlocuteur à la place ? Le préfet ? Il n’a pas connaissance des enjeux de santé publique ni des coûts réels des soins. Le... Lire plus

4 débatteurs en ligne4 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

Témoignage
"Ma concentration ne dépassait pas les 30 minutes" : médecin généraliste, elle raconte "l'enfer" de son burn...
15/04/2026
22
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
15
Psychiatrie
"La caisse me réclame plus de 40.000 euros" : le combat d'un psychiatre pour des prescriptions basées sur les...
08/04/2026
20
Maladies rares
Qu’est-ce que le syndrome de Moersch-Woltman, dont est atteinte Céline Dion ?
01/04/2026
14
Déontologie
"On m'a sali alors que je n'ai fait que rendre service" : un médecin retraité jugé pour avoir continué à...
10/03/2026
0
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3
La Revue du Praticien
Diabétologie
HbA1c : attention aux pièges !
06/12/2024
2