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Bientôt un traitement spécifique dans la maladie de Sjögren ?

Alors qu’il n’existe pour le moment aucun traitement spécifique, des résultats préliminaires concernant un nouveau traitement contre la maladie de Sjögren sont porteurs d’espoir.

13/09/2024 Par Dre Marielle Ammouche
Médecine interne
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Les scientifiques de l'hôpital Bicêtre (AP-HP), de l'Université Paris-Saclay, de l'Inserm et de l'Université de Birmingham ont en effet évalué l’efficacité de l’iscalimab. Il s’agit d’un anticorps monoclonal qui cible la molécule CD40, une molécule indispensable à l’activation des lymphocytes B, qui sont au cœur de la physiopathologie de cette maladie auto-immune chronique.

L’équipe a ainsi mis en place une étude de phase II, nommée Twinss, et promue par Novartis, qui a inclus 273 patients à travers deux cohortes, en fonction du niveau d’activité de la maladie. Ainsi, dans la première cohorte, les patients, au nombre de 173, présentaient une activité systémique modérée ou élevée et des symptômes importants. Dans la deuxième, les patients (100) avaient une activité systémique faible mais des symptômes importants.

Plusieurs dosages d’iscalimab ont été testés vs placebo : 150 mg, 300 mg ou 600mg dans la 1ère cohorte, et 600 mg dans le 2ème.

Les analyses ont alors démontré l’intérêt de cibler cette voie. En effet, à la semaine 24, dans la première cohorte, les 3 dosages du médicament ont entrainé une amélioration de l’activité systémique de la maladie par rapport au placebo, et ce, de façon significative pour deux d’entre eux (150 et 600 mg). Et, dans la seconde cohorte, une tendance à l’amélioration des symptômes a été constatée dans le groupe de patients prenant l’iscalimab. Le traitement permettait aussi une amélioration des débits salivaires stimulés et non stimulés.

Il a par ailleurs été bien toléré. Les auteurs de l’étude ont décrit des événements indésirables graves chez huit patients (6 %) dans les groupes traités par iscalimab et chez un patient (2 %) dans le groupe traité par placebo, jusqu'à la semaine 24. 

Références :

Communiqué de l’APHP (11 septembre) ; et Fisher BA et al. The Lancet Volume 404, Issue 10452, 10–16 August 2024, Pages 540-553

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