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"La vaccination est un homicide involontaire" : la nuisance des anti-vaccins

volume d’activité que la moyenne. Exerçant plus fréquemment seuls, ils pratiquent davantage les médecines douces et ont été confrontés plus souvent que leurs confrères à une maladie grave, parmi celles ayant provoqué des polémiques sur la vaccination". À l’image de ce portrait-robot, l’ex-médecin homéopathe Marc Vercoutère qui délivre des certificats de contre-indication à la vaccination assure avoir développé une neuropathie dégénérative après une vaccination contre l’hépatite B, à l’âge de 25 ans.

Sans être aussi radicaux, une partie des médecins exprime un certain malaise vis-à-vis de la vaccination. En cause, notamment, un manque de formation au cours de leurs études et un manque de temps ensuite pour se pencher sur le sujet. "La vaccination est un sujet très compliqué. Les médecins n’ont pas le temps de se consacrer à la vaccination, de se plonger dans les effets secondaires. Et d’autant plus pour des maladies qui n’existent presque plus, qu’ils ne voient plus", assure le Pr Floret.

Comment dès lors assurer ce rôle de pivot que l’on attend d’eux ? "Les médecins ont été traumatisés par les épisodes H1N1 et hépatite B. Ils se sont sentis méprisés, humiliés, souligne Sandrine Hurel. Je comprends ce traumatisme, mais il faut avancer. On a besoin d’eux." Pour remettre les médecins généralistes au coeur de la politique vaccinale, elle a recommandé au ministère une lettre d’information trimestrielle. "Les médecins sont en demande d’information. Quand ils n’ont pas les éléments pour répondre à leurs patients, il leur faut une information facile et actualisée", indique l’ancienne députée. Par ailleurs, une réunion de travail pourrait avoir lieu régulièrement avec la Direction générale de la santé (DGS).

Le plan de rénovation de la politique vaccinale prévoit aussi un grand débat, rassemblant citoyens, professionnels de santé et experts. "Il faudra donner la parole à ceux qui doutent en s’appuyant sur des arguments empiriques pour leur opposer des arguments scientifiques et démonter leur discours", ajoute Sandrine Hurel. Des conclusions sur l’évolution de la vaccination seront remises à la fin de l’année. Elles devront notamment se prononcer sur le maintien ou non de l’obligation vaccinale.

 

[Cet article a inialement été publié le 2 février 2016]

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