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24h sur un brancard "sans manger" : l’AP-HP veut "faire la lumière" sur la prise en charge de la résistante Madeleine Riffaud

Dans une tribune glaçante publiée lundi 19 septembre dans La Croix, la résistante et ancienne journaliste Madeleine Riffaud, 98 ans, raconte avoir passé 24 heures sur un brancard à l’hôpital Lariboisière. Dans un communiqué, l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris a souhaité "faire la lumière sur les étapes de [sa] prise en charge".
 

Le 4 septembre dernier, la résistante et journaliste Madeleine Riffaud se rend aux urgences de Lariboisière (Paris) pour "un examen important dû à un Covid long". Également écrivaine, elle connaît le monde de la santé. En 1974, elle publiait le best-seller Les Linges de la nuit dans lequel elle raconte son immersion dans le service de chirurgie cardiovasculaire d’un hôpital parisien, où elle s’est fait embaucher en tant qu’aide-soignante. Elle avait ensuite travaillé au Samu à l’hôpital Mondor.

Au fil des années, elle avait alerté sur "l’état lamentable de la santé", mais ce 4 septembre, Madeleine Riffaud a pu constater l’ampleur de cette dérive.

Dans une tribune glaçante publiée dans La Croix, elle raconte sa prise en charge à Lariboisière. "Je me retrouvée couchée au milieu de malades qui hurlaient de douleur, de rage, d’abandon. Et les infirmières couraient là-dedans, débordées." La résistante de 98 ans explique être "restée vingt-quatre heures sur le même brancard, sans rien manger, dans un no man’s land" avant d’être transférée le 5 septembre dans une clinique privée, faute de lit disponible – et ce sans que ses proches n’aient été tenu au courant.

Dans un communiqué diffusé le 20 septembre, l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris indique avoir souhaité "faire la lumière sur les étapes de cette prise en charge et leur conformité aux bonnes pratiques et aux recommandations médicales", et détaille le parcours de la patiente de 98 ans. "Des gestes techniques, de soins et de surveillance ont ainsi été dispensés à la patiente de façon régulière tout au long de sa prise en charge. Des médicaments adaptés à sa situation lui ont été dispensés", affirme l’AP-HP.

L’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris indique par ailleurs qu’elle "regrette très sincèrement la façon dont la patiente a vécu sa prise en charge et le fait qu’elle ait eu le sentiment d’avoir été insuffisamment accompagnée. Nous nous attacherons à clarifier rapidement et complètement les conditions dans lesquelles elle a été informée et accompagnée tout au long de sa présence à l’hôpital Lariboisière AP-HP."

 

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