"Inégalités de santé" : Rist maintient le financement des structures Sec-pa en 2026
Dans une lettre adressée aux 26 centres et maisons de santé concernés, la ministre de la Santé "s'engage" à "maintenir" en 2026 les financements liés au dispositif expérimental "Sec-pa", qui leur permet depuis cinq ans de mieux prendre en charge les populations vulnérables.
"Je tiens d'abord à redire l'attachement que je porte aux structure Sec-pa", a écrit Stéphanie Rist dans un courrier adressé aux 26 centres et maisons de santé concernés. Ces structures de soins, principalement implantées dans des quartiers populaires, avaient alerté la presse la semaine dernière, craignant une réduction drastique de leur budget, dès la fin de l'expérimentation en avril. Le Premier ministre avait tenté de rassurer en promettant de les "pérenniser", sans toutefois préciser les montants et la nature des futurs financements.
Expérimenté depuis 2021 dans le cadre juridique dit "article 51", le dispositif Sec-pa (Structures d'exercice coordonné participatif), doté de 14 millions d'euros en 2025, représente jusqu'à "un tiers du budget annuel" de ces structures. Il permet de financer le travail "hors soins" des équipes pluriprofessionnelles (médecins généralistes, psychologues, médiateurs en santé, accueillants...) qui prennent en charge les patients souvent éloignés du soin, des actions destinées à renforcer les connaissances en santé et l'autonomie des usagers, comme des ateliers collectifs, mais aussi des consultations de psychologie ou encore le recours systématique à des interprètes.
Vers une pérennisation ?
"Les évaluations de l'expérimentation qui ont été menées sont claires : l'expérimentation Sec-pa est positive", s'est réjouie la ministre dans la missive, saluant "l'engagement remarquable des professionnels".
"Je prends ici l'engagement de maintenir les financements des Sec-pa en 2026", écrit Stéphanie Rist. Au dela de 2026, la pérennisation "devra passer par une mesure législative" qui fixera "un cadre juridique et financier de long terme, adapté aux besoins des territoires et repartant de l'activité" de chaque structure, poursuit-elle.
Pour cette année, "un prolongement du sas d'expérimentation permettra de mobiliser le fonds d'innovation du système de santé (FISS) jusque fin octobre". "Le reste du financement proviendra des financements France Santé, (...) et d'éventuels compléments" versés par les Agences Régionales de Santé, précise la ministre.
[Avec AFP]
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