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Fin de la Paces et du numerus clausus : ce que l'on sait du futur concours d'entrée en médecine

Le groupe de travail sur la réforme des études de médecine va rendre sa copie le 11 décembre, nous apprend Le Nouvel Obs, qui a pu consulter son rapport. La Paces se transforme en "Portail santé", par lequel passeront 50 à 70% des étudiants. Les places restantes seront réservées aux étudiants issus d'autres filières.

 

Le groupe de travail mis en place en octobre, associant les présidents d'université, les doyens de facultés de médecine et les représentants des étudiants sous la coordination du Pr Antoine Tesnières, avait jusqu'à fin novembre pour arriver à un consensus. Le temps presse car le projet de loi santé doit être déposé au Conseil d'Etat d'ici à la fin décembre pour être examiné en mars au Parlement. Objectif du Gouvernement : supprimer le numerus clausus, la Paces mais aussi le concours d'entrée en Institut de formation en soins infirmiers (Ifsi) dès la rentrée 2020, ce qui suppose un calibrage de Parcours sup à l'automne 2019.

 

"Enrichir les filières médicales"

 

Le nouveau système vise la "diversification" des profils des étudiants en santé, pour "enrichir les filières médicales et, à terme transformer les métiers de la santé et leurs modes d'exercice", cite Le Nouvel Obs, qui a eu accès au rapport qui devrait être présenté aux ministres de l'Enseignement supérieur et de la Santé le 11 décembre prochain.

La Paces sera transformée en "Portail santé", une première année à l'issue de laquelle seront sélectionnés a minima 50%, voire jusqu'à 70%, des étudiants en médecine. Il n'y aura pas de redoublement possible : les étudiants qui n'ont pas la moyenne devront...

obligatoirement se réorienter tandis que les reçus-collés se verront proposer une licence scientifique qui pourrait leur permettre de rentrer en médecine par la petite porte en 2ème ou 3ème année.

Les très bons étudiants issus d'autres filières (maths, bio, mais aussi sciences humaines…) pourront en effet intégrer médecine au terme de leur L2, leur L3 ou de leur master, à condition d'avoir suivi une "mineure santé" (proposée dès Parcours sup). Pas moins de 30% des places leur seront réservées. La sélection pourrait se faire sur dossier et sur examen oral, à l'image de l'actuelle Alter-Paces. Les mineures santé devront être proposées dans un très grand nombre de facultés afin de "mieux répartir les flux d'étudiants et de permettre une pédagogie plus performante".

 

Un numerus apertus

 

Si le numerus clausus sera bel et bien supprimé, il ne s'agit pas "d'abandonner tout principe de régulation". Un numerus apertus permettra à chaque université de sélectionner un nombre d'étudiants compris entre un chiffre plancher et un chiffre plafond, en fonction des besoins de santé locaux.

Quid des critères de sélection à la fin de l'année "Portail santé" ? Ils devraient être définis dans les mois qui viennent, en tenant compte des volontés des ministres de valoriser davantage les capacités d'écoute, d'analyse et l'empathie. "Il faudra trouver un équilibre entre le tout-QCM et les entretiens personnalisés, quitte à faire varier les règles du jeu d'une université à l'autre."

 

[Avec Nouvelobs.com]

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