fermé

Nouvelle convention : les centres de soins non programmés n'ouvriront plus les soirs et week-ends

Dans un communiqué transmis mardi 10 décembre, la Fédération française des centres de soins non programmés (FFCSNP) demande à son tour un moratoire sur la restriction des majorations d'urgence qui doit s'appliquer à compter du 22 décembre. Ces centres, qui se positionnent comme complémentaires aux services urgences et aux médecins traitants, réclament un cadre réglementaire reconnaissant leur activité spécifique. 

11/12/2024 Par Aveline Marques
fermé

A compter du 22 décembre, hors urgence avérée, il ne sera plus possible pour les médecins libéraux de coter des majorations d'urgence les soirs, dimanches et jours fériés (F, N, MN) en dehors du cadre de la régulation de la PDSA. A l'instar de certaines maisons médicales de garde historiquement en accès libre, ou encore des médecins des stations de ski, les centres de soins non programmés seront fortement impactés par cette restriction, voulue par la nouvelle convention.

Dans un communiqué transmis hier à Egora, la FFCSNP demande à la Cnam un moratoire "en l’absence d’aboutissement préalable à un cadre réglementaire adapté à l’activité spécifique des CSNP". "Depuis deux ans", la fédération alerte en effet le ministère et la Cnam "sur la nécessité d’une reconnaissance de l’activité spécifique" des CNSP, "en lien avec les médecins traitants et les services d’accueil des urgences", explique la Dre Maeva Delaveau, sa présidente. "Ils prennent en charge quotidiennement plusieurs milliers de patients, leur évitant un passage aux urgences, pour des pathologies aigues pouvant nécessiter examens complémentaires ou actes techniques tels que : bilan biologique, radiographies, immobilisations, suture, perfusion…", rappelle-t-elle dans ce communiqué.

Un grand pas devait être franchi avec le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025, dont un article gravait dans le marbre du code de santé publique l'existence de ces centres "pratiquant des soins de premier recours et ayant, à titre principal, une activité de soins non programmés". L'article leur réservait le "bénéfice de certains financements", sous réserve du respect d'un cahier des charges. Mais la censure du Gouvernement Barnier, actant le rejet du PLFSS, a fait voler en éclat cette perspective de reconnaissance.

En l’absence de cadre, et si un moratoire n'est pas décrété par la Cnam, "les CSNP de la FFCSNP n’ouvriront plus les soirs et week-end et adresseront tout patient nécessitant des actes techniques avec surveillance nécessaire sur les services d’urgence", met en garde Maeva Delaveau.

Faut-il réformer l'Ordre des médecins ?

MICHEL BANVILLET

MICHEL BANVILLET

Oui

À notre époque, la notion d'éthique a disparue de notre société. Faire confiance a des pairs, c'est favoriser les petits arrangeme... Lire plus

5 débatteurs en ligne5 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

Décryptage Déontologie
Dépassements d’honoraires des médecins : "le tact et la mesure" à l’épreuve des abus
05/02/2026
29
Insolite
Pas d'adresse ni de téléphone... A Angers, ce cabinet qui accueille les patients sans médecin traitant est un...
22/01/2026
7
Concours pluripro
Maisons de santé
Arrêt brutal d'une expérimentation finançant 26 maisons et centres de santé qui luttent contre les inégalités...
04/02/2026
2
Enquête
"Ne plus en faire, c'est un deuil" : pourquoi les médecins renoncent aux visites à domicile
14/01/2026
31
Histoire
"Mort sur table" : retour sur l'affaire des "médecins de Poitiers", qui a divisé le monde hospitalier
15/12/2025
7
La Revue du Praticien
Diabétologie
HbA1c : attention aux pièges !
06/12/2024
2