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Améliorer la relation médecin-patient : des conseils pratiques pour une communication efficace

La relation médecin-patient représente aujourd’hui une composante fondamentale de la réussite médicale. 

En tant que médecin, entretenir une bonne communication avec ses patients et créer un lien de confiance avec chacun d’entre eux sont deux actions indispensables à l’alliance thérapeutique nécessaire au succès de la prise en charge, mais aussi à la fidélisation d’une patientèle. 

En effet, ces soft skills ont, sans en avoir l’air, un fort impact sur la qualité des soins et la réputation d’un professionnel de santé construite au fil des consultations.

C’est d’autant plus vrai à l’ère du tout-numérique où la plupart des informations d’ordre médical sont disponibles sur Internet. Le patient n’est plus uniquement à la recherche d’un diagnostic et d’un traitement rapides : il est intéressé par un échange personnalisé avec le professionnel de santé, éventuellement par son implication dans la prévention.

Les 3 facteurs de réussite pour une bonne relation médecin-patient

La qualité d’une relation médecin-patient repose sur quelques facteurs clés, qui relèvent du bon sens mais qu’il est toujours utile de rappeler.

Une communication efficace

C’est le facteur clé n°1 de réussite de la relation médecin-patient, de bout en bout. Cela commence dès la prise de rendez-vous !

En tant que médecin, assurez-vous d’abord d’avoir une communication claire, précise, détaillée, qui n’élude aucune information importante des conditions de la prise en charge. C’est la base d’une communication efficace : on limite les zones de flou en évitant de jargonner par exemple.

Travaillez ensuite votre communication sur un deuxième niveau plus profond en étant attentif à la bienveillance des échanges quels qu’ils soient, au non-jugement. Évitez par exemple autant que possible de couper la parole à vos patients lors de vos entretiens, de mettre un terme à vos échanges précipitamment, d’émettre des remarques personnelles déplacées… 

Attention, votre capacité à communiquer efficacement englobe aussi le non-verbal : gestes, postures, regards, expressions du visage sont à ne pas sous-estimer.

Confiance et transparence

D’une communication efficace, découlent logiquement un lien de confiance et une impression de transparence.

Plusieurs mesures peuvent néanmoins renforcer ces deux dimensions : 

-    le respect des règles déontologiques en rapport avec le consentement du patient, lors de l’examen clinique par exemple ;
-    des explications pédagogiques personnalisées sur les gestes pratiqués, le diagnostic émis et les prescriptions qui s'ensuivent ;
-    une facturation transparente (dépassements d’honoraires affichés en amont) laissant au patient la liberté du choix du mode de paiement.

Empathie et compréhension

Tout au long de la consultation, veillez également à adopter une attitude juste et professionnelle. En deux mots, vous pouvez compatir sans être émotionnellement affecté(e).

Le patient vous a confié une souffrance physique ou psychologique, il est en droit d’être respecté, écouté et de recevoir une empathie sincère de votre part. Le plus simple est de vous mettre à sa place un court instant… une astuce qui fonctionne à tous les coups. 

En bref, loin d’être un rapport de force, la relation médecin-patient devrait plutôt être envisagée comme un partenariat à part entière, avec des bénéfices sur le long-terme.

3 méthodes efficaces pour améliorer la relation médecin-patient

Si le sujet vous intéresse et que vous souhaitez optimiser vos relations médecin-patient, nous avons déterminé 3 grands axes de progression.

Se former à la communication

L’une des pistes les plus concluantes en termes d’amélioration de la relation médecin-patient reste de se former à la communication. Muscler sa capacité à communiquer efficacement ne peut être que bénéfique de ce point de vue.

Comme pour les managers en entreprise, de nombreuses formations existent à ce sujet dont la plupart sont éligibles au DPC (Développement Professionnel Continu). Pourquoi s’en priver ?

Des acteurs du secteur de la formation proposent même des sessions spécifiques à destination des soignants telles que des formations à la communication clinique, thérapeutique ou encore aux techniques de communication médicale. Renseignez-vous et continuez à apprendre dans ce domaine.

Mettre en place des protocoles de soins

Comme dans toute relation interpersonnelle au travail, le fait de poser un cadre dans sa manière de recevoir en consultation installe une forme de sécurité et de professionnalisme.

Mettre en place des protocoles de soins à la fois fixes et personnalisables permet donc, dans un premier temps, de communiquer une volonté de bien faire au patient.

Mais ce n’est pas tout… En organisant au mieux vos journées de rendez-vous médicaux, vous gagnez également en temps de soins et d’échanges avec votre patientèle. 

Vous vous délestez de tâches chronophages qui ne servent pas la relation médecin-patient à proprement parler pour consacrer plus de temps et d’énergie à l’humain. Des logiciels médicaux nouvelle génération tels que Doctolib Médecin peuvent vous aider à aller dans ce sens.
 

 

Écoute active et rétroaction

Pour finir, lorsque vous avez établi les conditions d’une bonne communication et mis en place une organisation vous permettant d’être dans l’échange, vous pouvez enfin affiner votre qualité d’écoute et de réaction.

Sous-estimée, l’écoute active est pourtant le point de départ d’une communication respectueuse et efficace. Le fait que vous releviez des détails des récits de vos patients d’une consultation à l’autre par exemple peut être grandement apprécié. Il s’agit d’une disposition d’ouverture et de curiosité qui crée naturellement l’empathie, instaure la confiance et peut être tout aussi utile d’un point de vue technique.

La rétroaction désigne quant à elle votre capacité à rebondir rapidement et de façon constructive pour la relation médecin-patient des suites d’une perturbation. 

Cette dernière est clé puisque aucune relation n’est linéaire, que des imprévus peuvent se produire et engager votre capacité d’adaptation. Réfléchissez consciemment à différents types de scénarios et à ce que vous souhaiteriez être capable de répondre ou de faire en retour. Votre patientèle devrait en tirer une grande satisfaction !

Si la relation médecin-patient était considérée comme allant de soi il y a quelques années, l’évidence n’est plus de mise. Il s’agit avant tout de prendre conscience, comme médecin, de ses manquements dans ce domaine et d’adopter les mesures qui s’imposent pour améliorer la qualité des échanges, pour aujourd’hui et pour demain.
 

Article écrit et réalisé par Doctolib

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