L'accès aux études de médecine plus inégalitaire qu'avant la réforme de la Paces ? La réponse du ministère | egora.fr
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L'accès aux études de médecine plus inégalitaire qu'avant la réforme de la Paces ? La réponse du ministère

n’est encore qu’un effet de manche puisque cette augmentation de 12% ne compense pas les 52% de places en moyenne réservées aux ultimes redoublants de l’ancien système Paces”, n’avait pas manqué de réagir le collectif dans un communiqué. 

“Cette année étant une année exceptionnelle, une année transitoire, nous avons pris la décision, avec le ministère de la Santé, de faire en sorte qu’il y ait une équité de traitement entre un primant de l’année dernière Paces et un primant de cette année qui se présente à l'entrée aux études de santé”, affirme pourtant jeudi 25 mars Christine Ammirati, conseillère en charge de la santé et de la formation au cabinet de la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation lors d’une conférence sur la réforme.

Pour remettre les choses à plat, elle est donc revenue sur la méthode de calcul du nombre de places ouvertes en deuxième année pour les Pass/LAS. “Nous avons demandé aux universités de faire remonter le pourcentage de réussite des primants dans l’ancien système (système Paces, NDLR) sur les trois dernières années. Prenons comme exemple 100 primants qui se présentaient avant en Paces. Nous avons déterminé combien d’entre eux réussissaient dès la première fois. L’idée étant que le nombre de places pour rentrer dans les études de santé devait avoir le même pourcentage de réussite pour qu’il y ait une équité de traitement entre ceux qui avaient fait Paces et ceux qui rentraient en deuxième année avec le nouveau système”, poursuit-elle.

Cette règle générale est toutefois à appliquer en fonction de chaque université, dont le taux de réussite ainsi que le nombre d'inscrits est variable. “Selon les universités, on pouvait aller de 5 à 8% de primants reçus jusqu'à 23% de primants reçus. Chaque université a donc pour consigne de considérer que le nombre de places pour entrer en deuxième année doit être au moins égale à ce même pourcentage”, reconnaît aussi Christine Ammirati. Un constat qui fait dire à la collaboratrice de Frédérique Vidal qu’on ne peut pas affirmer que “12%, c’est insuffisant”. “Dans toutes les universités, on a pris comme plancher le fait qu’il devait y avoir au moins autant de place en pourcentage par rapport au pourcentage de réussite”, martèle-t-elle, inquiète que le message ne soit pas clairement passé auprès des étudiants. 

Un numerus adapté aux besoins de santé

Mais parce que les choses ne sont jamais aussi simples avec la réforme du premier cycle… Ce n’est pas tout. A ce seuil plancher, ont été ajoutés “les besoins de santé de la population”, s’approchant du nouveau système remplaçant le numerus clausus. A partir de l’an prochain, en effet, il...

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