Chaos de la réforme de la Paces : "Il n'a jamais été question de retirer la sélection" | egora.fr
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Chaos de la réforme de la Paces : "Il n'a jamais été question de retirer la sélection"

deux UFR (Santé et celle de leur matière majeure), ces étudiants n’appartiennent finalement à personne. Conséquence : ils peuvent vite se sentir dépassés par les incertitudes touchant leur formation et ne savent bien souvent pas vers qui se tourner pour trouver une réponse. 

La clé, pour l’Anemf, se trouve dans l’articulation, inexistante aujourd’hui, entre les différentes composantes de l’université qui se sont bien souvent vues imposer la réforme sans vraiment y participer. “Préparer des études sur la santé en même temps qu’une autre licence, c’est compliqué. Il faut les bases pour continuer sa licence mais il faut aussi avoir les bases pour pouvoir entrer en études de santé, c’est donc une charge de travail très conséquente. Compte-tenu de ce manque de coordination, on remarque que bien souvent, les étudiants ont une méthode de travail pour la licence, une méthode de travail pour la santé qui n’est pas la même. Or, il faut réfléchir à une cohérence globale du projet. Par exemple, pour les LAS Staps, articuler les enseignements physiques adaptés et de faire le lien avec la santé”, détaille Loona Mathieu. Autre dérive issue de ce manque d’articulation : les problèmes d’emploi du temps avec des cours qui se superposent, engendrant une inégalité des chances pour les candidats lorsqu'ils ne peuvent assister à leurs cours de santé. 

Un chantier à deux vitesses

Pour résorber le problème “urgent” des Las, le Pr Lerolle préconise de mettre en place des référents, pouvant répondre directement aux interrogations des étudiants ou porter leurs questions auprès des personnes compétentes. Mais face à leur détresse et surtout, l’échéance des examens du premier semestre, le doyen mise sur deux temporalités d’actions : immédiate, et sur le long terme. 

“Il faut réaliser un panorama, voir à quel endroit il y a le plus de problèmes, à quel endroit il faut aller très vite récupérer les points qui sont en déficit et voir aussi à quel endroit il y a des choses qui ne fonctionnent pas si mal. En ce qui concerne les éléments de base, vitaux, qui tiennent du parcours de l’année, il faut s’y mettre tout de suite”, affirme Nicolas Lerolle. Ce dernier assure également que le comité de suivi de la réforme, auquel il appartient, est en discussion active avec les cabinets des deux ministères pour “définir le plan qui va permettre de faire une cartographie des insuffisances de la réforme”. Sûrement un peu tard, quand on sait que les partiels ont lieu mi-décembre... Mais le doyen explique qu’il est difficile d’aller plus vite sur les autres points de blocage. “La transformation pédagogique réelle est sur une logique de long terme. Ce n’est pas sur quelques semaines qu’on peut tout transformer. Il faut travailler avec les associations étudiantes, les facultés et donc c’est quelque chose qui va prendre du temps. Même si le Covid est un “retardateur” de plus, il n’excuse pas tout”, convient-il.

Heureusement pour les étudiants, les tutorats pallient bien souvent les insuffisances constatées. Mais l’Anemf déplore le manque d’anticipation, donnant l’impression que les universités ont appliqué les...

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