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"De gré ou de force, on lui arrachera" : les internes en grève pour faire plier Véran sur le temps de travail

 “de poser un premier jalon qui permettra à l’hôpital français de respecter la loi, aux soignants de s’épanouir et aux patients d’être mieux soignés” pour le syndicat. Si le ministre de la Santé a déclaré sur Twitter “Je sais ce que notre système de santé doit aux internes. Ensemble, nous nous engageons pour améliorer leurs conditions de travail, à commencer par la durée de leur travail”, son cabinet aurait indiqué : “Si vous voulez compter les heures de travail, il faudra attendre qu’une décision du Conseil d’État nous y oblige”, regrette l’Isni.

Quant au plan d’action pour contrer les risques psychosociaux, dont la Conférence des doyens de la médecine est à l’initiative, et qui a été signé notamment par l’Isni ? S’il prévoit la mise en place d’un “outil permettant de mesurer le temps de présence en stage des internes, et de garantir le respect de la durée légale d’un maximum de 48 h de temps de travail hebdomadaire”, ce qui est “positif”, juge Gaetan Casanova dans le sens où “c’est un sujet”, cela ne permet pas pour autant de “faire avancer le schmilblick”, juge l’interne. Qui souligne que si les ministres Frédérique Vidal et Olivier Véran étaient bien présents à la conférence de concertation, “ils n’étaient pas partie prenante. Ils ne l’ [le plan d’action, NDLR] ont pas signé”. Pour Gaetan Casanova, qui cible le ministre de la Santé, cela signifie que “la volonté politique n’y est pas”. Il souligne également qu’autour de la table, parmi les signataires, personne, à part Olivier Véran, ne pouvait changer la donne en la matière.

 

Bientôt “des pluies torrentielles d’amendes” ?

“Je me suis promis que, de gré ou de force, on le [décompte] lui arrachera. Parce que c’est la loi. Mais aussi parce que c’est légitime”, lance Gaetan Casanova. Et d’ajouter : “On fait cela pour la dignité des gens qui travaillent dans la santé et pour la dignité des patients”. De gré, c’est-à-dire que si le ministre de la Santé accède à cette revendication, “on travaillera ensemble pour trouver des modalités intelligentes, assure l’interne, parce qu’on sait bien qu’on ne va pas être aux 48 h du jour au lendemain. On pourrait fixer un objectif, comme par exemple tomber à 55 h au lieu de 70 h en un an, avant d’arriver à 48 h l’année suivante. Il faut que ce soit quelque chose de positif, qu’il y ait une vraie démarche de construction”.

De force, ce serait dans la situation inverse : “Si le ministre refuse de respecter la loi de la République, enchaîne le syndicaliste, on tentera tous les recours français et européens pour faire respecter la loi”, fait savoir Gaetan Casanova, qui précise que l’instruction du recours devant le Conseil d’Etat à ce sujet va...

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