Sclérose en plaques | egora.fr
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L'essentiel

La sclérose en plaques est une maladie neurologique évoluant par poussées caractérisées par des déficits de la motricité et/ou de la sensibilité. Son évolution est très variable et totalement imprévisible.

On ne connaît pas précisément la cause de la sclérose en plaques. En revanche, on sait parfaitement que sa survenue résulte de désordres immunitaires. Il s’agit en effet d’une maladie auto-immune, le système immunitaire s’attaquant à la myéline, une substance qui entoure les nerfs et qui est nécessaire à la transmission de l’influx nerveux. Mais pour quelle raison le système immunitaire se retourne-t-il contre son hôte demeure à ce jour un mystère. Des facteurs environnementaux sont suggérés mais il est très vraisemblable que la maladie soit aussi génétiquement déterminée.

 

Des manifestations très variables

Maladie plus fréquente chez la femme que chez l’homme, dont le début survient le plus souvent entre 20 et 40 ans, la sclérose en plaques ou SEP a une symptomatologie très variable d’un patient à un autre.

Les troubles les plus fréquents sont les paresthésies (trouble non douloureux de la sensibilité), une faiblesse musculaire, voire une paralysie au niveau d’un membre ou d’une partie d’un membre, la main par exemple, les troubles optiques avec une vision double (diplopie), des vertiges, des troubles de l’humeur, un mauvais contrôle vésical avec des pertes d’urine… Mais aucun de ces symptômes ne signe une sclérose en plaques, le diagnostic ne pouvant être fait qu’après élimination des autres causes possibles de ces symptômes et devant des images radiologiques évocatrices. Surtout, c’est l’évolution qui va orienter le diagnostic si après une première poussée, tout rentre dans l’ordre avant que des symptômes ne réapparaissent après une période de latence plus ou moins longue.

 

L’IRM peut montrer des plaques

L’imagerie par résonance magnétique (IRM) est l’examen le plus parlant, montrant des plaques de démyélinisation dans le cerveau et/ou dans la moelle épinière. D’autres examens peuvent venir renforcer le diagnostic, que ce soit le résultat d’une ponction lombaire ou des examens neurologiques comme un examen dit des potentiels évoqués.

 

Une évolution imprévisible

La SEP se caractérise par des poussées successives mais dont le rythme est parfaitement imprévisible. Ainsi, certains patients vont voir les crises se succéder les unes aux autres à un rythme rapide (parfois plus d’une poussée par an) tandis que d’autres auront une rémission très longue entre deux poussées, parfois de 10 ans, voire davantage. Or c’est surtout le nombre de poussées qui va faire la gravité de la maladie, la récupération diminuant crise après crise, complète ou quasi complète après une première poussée, plus partielle ensuite. C’est ainsi qu’en cas de poussées successives s’installe un handicap permanent plus ou moins important.

 

Un traitement qui vise à réduire le nombre de poussées

L’expression de la maladie étant très variable d’un patient à un autre, il n’y a pas de traitement standard. Ainsi, un patient qui n’a fait qu’une poussée suivie d’une longue rémission ne nécessite aucun traitement de fond. En revanche, les patients qui ont des poussées répétées vont pour la plupart pouvoir bénéficier d’un traitement qui cible leur système immunitaire.

Quant à la poussée elle-même, elle est généralement traitée par corticostéroïdes.

 

Questions / Réponses

La dépression est-elle courante au cours de la sclérose en plaques ?

La maladie elle-même peut en effet provoquer directement des troubles de l’humeur. Mais la dépression, quand elle existe au cours d’une sclérose en plaques, est le plus souvent réactionnelle, c’est-à-dire en réponse à la survenue d’une maladie génératrice d’anxiété.

 

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