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L'essentiel

Les hépatites virales

 

On distingue trois types principaux d’hépatites virales, les hépatites A, B et C. Si toutes les trois se caractérisent par une inflammation du foie à la suite d’une infection par un virus, elles sont différentes les unes des autres par leur mode de contamination et par leur évolution.

La symptomatologie de l’hépatite aiguë

Une hépatite virale débute le plus souvent par une grosse fatigue, un dégoût alimentaire, éventuellement des nausées et des vomissements. Rapidement, la phase ictérique apparaît (jaunisse), les urines deviennent foncées, au contraire des selles qui apparaissent décolorées. L’ictère s’amende progressivement, en quelques jours, tandis que le patient retrouve l’appétit et que la fatigue disparaît. Tout peut s’arrêter là, avec une guérison totale au bout de 4 à 8 semaines. Mais avec les virus des hépatites B et C, le passage à la chronicité est possible, c'est-à-dire que l’organisme ne parvient pas à éliminer le virus qui va continuer à agresser le tissu hépatique.

 

L’hépatite fulminante

C’est la forme la plus redoutable de l’hépatite virale. Elle survient le plus souvent à la suite d’une infection par le virus de l’hépatite B. C’est une hépatite aiguë qui tourne mal : rapidement, le patient présente des troubles de la conscience, traduisant une encéphalopathie hépatique, puis apparaissent des troubles de la coagulation. Le pronostic vital est en jeu et la survie du patient passe parfois par une transplantation hépatique en urgence. Celle-ci n’étant pas toujours possible, faute de greffon disponible, la mortalité de l’hépatite fulminante reste élevée.

Fort heureusement, ces hépatites fulminantes sont rares et presque toujours dues au virus de l’hépatite B contre lequel il existe un vaccin parfaitement efficace.

 

Hépatite A

Le virus de l’hépatite A se contracte oralement, en consommant des crustacés ou des aliments crus (crudités notamment) préparés dans des conditions d’hygiène douteuse. Elle se traduit comme une hépatite aiguë (cf plus haut) mais très souvent avec des troubles digestifs (nausées et vomissements) particulièrement importants. La guérison est assurée en 4 à 6 semaines, sans séquelle, l’hépatite A ne donnant pas de forme chronique.

Contre cette hépatite A, il existe un vaccin, recommandé notamment aux voyageurs.

 

Hépatite B

Le virus de l’hépatite B se transmet par le sang et par les relations sexuelles. Il donne une hépatite aiguë parfois fruste, passant quasi inaperçue, mais dans 10 à 20% des cas, l’hépatite B devient chronique, c'est-à-dire que le patient reste porteur du virus. La personne reste donc potentiellement contaminante et surtout, elle est exposée au risque d’une hépatite chronique (cf plus bas).

Il existe un vaccin contre l’hépatite B, recommandé par l’OMS. Les spécialistes s’accordent à reconnaître les vertus de cette vaccination, qui peut être proposée chez le nourrisson en même temps que celui-ci sera vacciné contre d’autres maladies.

Le virus de l’hépatite B sévit à l’état endémique dans certaines parties du monde, en particulier l’Asie du sud-est. Il est important d’être vacciné contre le virus de l’hépatite B quand on voyage dans ces parties du monde.

 

Hépatite C

Comme le virus de l’hépatite B, le virus de l’hépatite C se transmet par le sang et par les relations sexuelles. Il donne une hépatite aiguë parfois fruste, passant quasi inaperçue, mais dans près de 80% des cas, l’hépatite C devient chronique, c'est-à-dire que le patient reste porteur du virus. La personne reste donc potentiellement contaminante et surtout, elle est exposée au risque d’une hépatite chronique (cf plus bas).

Il n’existe pas à ce jour de vaccin contre le virus de l’hépatite C.

 

Hépatite virale chronique

Après une infection aiguë par le virus de l’hépatite B ou de l’hépatite C, le risque est de développer une hépatite chronique. Après la phase aiguë de la maladie, l’organisme ne parvient pas à éliminer le virus, lequel reste tapit dans les cellules du foie qu’il agresse insidieusement, le patient pouvant se sentir parfaitement bien. Mais cette agression virale insidieuse va léser progressivement le foie, avec deux risques importants : la cirrhose et le cancer du foie.

Fort heureusement, la recherche pharmaceutique a permis de développer des médicaments antiviraux efficaces contre les virus des hépatites B et C et la guérison est aujourd’hui assurée dans la grande majorité des cas. C’est la raison pour laquelle les personnes qui auraient pu être exposées à l’un ou l’autre de ces deux virus doivent être dépistées et traitées.

Questions / Réponses

Est-ce vrai que l’hépatite B peut provoquer un cancer du foie ?

Oui, c’est un fait bien établi. Une hépatite chronique B peut faire le lit du cancer primitif du foie (hépatocarcinome ou carcinome hépatocellulaire), après de nombreuses années d’évolution. En Asie du sud-est où le virus de l’hépatite B circule abondamment, le virus de l’hépatite B est même la première cause de cancer primitif du foie. Sur un territoire bien délimité comme celui de l’île de Taiwan, un programme de vaccination contre le virus de l’hépatite B a permis d’assister quelques années plus tard à un effondrement du nombre de cancers primitifs du foie.

 

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