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L'essentiel

L’accident vasculaire cérébral (AVC) est d’une certaine façon au cerveau ce que l’infarctus du myocarde est au cœur : c’est une souffrance aiguë du tissu cérébral par défaut d’oxygénation. Mais le point critique en cas d’AVC, c’est la fragilité des neurones, les cellules du cerveau : après 3 minutes de privation d’oxygène, leur mort est inéluctable et les séquelles peuvent être définitives. On dénombre environ 150.000 AVC par an en France. Les accidents vasculaires cérébraux sont de deux types :[...]

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Questions / Réponses

Sur quoi repose le traitement de l’AVC ?

Tout dépend de sa cause. S’il s’agit d’un AVC ischémique, forme la plus fréquente, le traitement principal sera la fibrinolyse, c'est-à-dire l’injection d’un produit facilitant la dissolution du caillot qui a obstrué une artère cérébrale. Mais ce traitement n’est efficace que s’il est entrepris très tôt, idéalement dans les trois premières heures suivant l’apparition des symptômes.

Plus récemment, la thrombectomie peut permettre de traiter un AVC ischémique. Il s’agit d’introduire un cathéter dans une artère, ce cathéter va être poussé jusqu’au caillot qui obstrue une artère cérébrale. Ce caillot sera alors saisi par une sorte de filet déployé à l’extrémité du cathéter. Après quoi, en retirant le cathéter, on retire le caillot. Cette technique est très intéressante mais pas applicable dans tous les cas.

En cas d’AVC hémorragique, un traitement neurochirurgical sera envisagé, en particulier pour évacuer un hématome qui comprime le tissu cérébral.

Enfin, dans tous les cas de figure, le contrôle de la pression artérielle sera toujours un élément important après un premier AVC.

Peut-on dépister les anévrismes cérébraux ?

En théorie, on peut le faire, notamment par un examen radiologique permettant de visualiser les artères cérébrales après que celles-ci aient été opacifiées grâce à un produit dit de contraste. Mais c’est un examen lourd, qui n’est pas anodin. Il n’est donc pas question de l’envisager en population générale.

Il ne sera entrepris que dans des cas particuliers, pour expliquer une hémorragie méningée et éviter une récidive ou pour rechercher un anévrisme chez certains patients à haut risque.

 

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