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"Normes et invariants en médecine, une réflexion au temps du COVID"

Cette tribune est écrite par un ancien diabétologue qui plaide depuis des années, notamment dans son enseignement à l’Université Paris 13, pour l’avènement d’une Médecine de la Personne. L’auteur s’interroge ici sur l’impact de la crise COVID-19 sur la médecine et ses normes.

Pour lui, la véritable question est en fait de rechercher, à côté de ces valeurs et normes, ce qu’il appelle des invariants, qui ont défini hier la médecine et qui lui permettront demain de continuer d’exister : ce sont ces invariants qui doivent guider les normes. Gérard Reach propose qu’un invariant majeur est le droit, non seulement des patients, mais aussi des professionnels de santé, d’être considérés et donc respectés, comme des personnes.

Cette réflexion le conduit donc à proposer d’introduire dans la Médecine dite des 4P (Prédictive, Préventive, Personnalisée et Participative) un 5ème P, celui de Médecine de la Personne. Mais une autre leçon doit être tirée de la crise COVID-19 : la notion de responsabilité face au risque, qui doit être non seulement collective mais aussi individuelle, pour les patients et les professionnels de santé, représentant un devoir qui est le miroir du droit revendiqué des patients et des professionnels d’être considérés comme des personnes.  Il s’agit donc de rajouter un 5ème Principe, dit de Responsabilité, aux 4 Principes cardinaux de l’éthique médicale (Bienfaisance, Non-malfaisance, Justice et Autonomie).

Enfin, la dernière leçon à tirer de la crise qui a éprouvé le monde de la santé, notamment le monde hospitalier, est de rendre pérenne ce qui a si magnifiquement fonctionné : on a dit que les soignants avaient soigné et les administrations les avaient aidés à soigner, dans un mouvement spontané qui, de manière originale, s’étaient affranchies des tutelles.

A la fin de sa Tribune, Gérard Reach propose donc que, dans le projet de médecine de demain, le soin apparaisse enfin, dans une vision spinozienne, comme une seule et même chose : une pièce de monnaie dont le pile et le face, les soignants (au sens large) et les administrations, travaillent ensemble, chacun à sa place mais sans être séparés, poursuivant sous la forme d’un nouvel invariant, donc d’une nouvelle norme, une démarche qui n’a pas eu besoin de la bureaucratie pour émerger et s’affirmer en tant que telle.

Note de lecture : cette tribune est l’un des articles que Les Tribunes de la Santé* consacrent à un dossier « la médecine face aux normes », à paraître fin juin.  Revue trimestrielle d’analyse et de prospective sur la santé et l’assurance maladie, Les Tribunes de la Santé ont pour rédacteur en chef Didier Tabuteau et pour éditeur Global Média Santé, également société éditrice du site egora.fr.

Pour lire l'intégralité de la tribune, téléchargez le lien PDF si dessous.

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