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"Hippocratique et libéral, ou plutôt hippocratique donc libéral ?"

, en premier stage, pouvoir faire à son rythme ses consultations qu’il présentera ensuite, sans retarder la file de travail.

Même seul, je travaille sur deux bureaux. Sans infirmière, le gain de temps est nettement moins important, mais néanmoins, cela permet de mieux examiner et, en cette période de confinement, je fais rentrer un patient dans une salle avant que le précédent ne sorte de l’autre. Et tous les patients sont invités à se laver les mains en arrivant et en partant. Lorsque je fais (peu) de visites l’après-midi, l’infirmière prend (ou essaie de prendre) des rendez-vous auprès de spécialistes, intègre les examens de labo, gère les INR, nettoie les chariots de soins, surveille les dates de péremption.

Les fondations de cette organisation sont : - une informatique performante et maîtrisée ; - un secrétariat faisant tous les pointages et toutes les tâches administratives hors celles, déjà très importantes, qui incombent au médecin (courriers, certificats) ;

- une architecture des locaux très fonctionnelle. Alors, seulement, on peut, à mon avis, envisager de travailler avec une infirmière dédiée à la consultation.

 

Parlons chiffres

La masse salariale de celle-ci approche des 35.000 € et, au doigt mouillé, j’avais évalué qu’elle me permettait de travailler pour 20 000 € supplémentaires. Autrement dit, son apport me coûterait environ 1.000 € par mois. L’amélioration de mon confort de travail est inestimable, à la fois pour une clinique plus performante et par le confort psychologique apporté. Mais si l’architecture des locaux ne s’y prête pas, Je ne suis pas sûr que cela vaille la peine. [Aujourd’hui, du fait de mon interdiction d’exercice de plus de trois mois dans le cadre de mon contrôle judiciaire pour administration de midazolam, nous avons procédé à la rupture conventionnelle du contrat qui nous liait, en attendant que l’activité ait suffisamment repris].

Globalement, pour un chiffre d’affaires, Rosp comprise, d’environ 300.000 €, j’ai 70 % de charges, donc trop pour pouvoir m’associer. Le prix moyen de l’ensemble des actes faits au cabinet médical – et non en visite à domicile – hors Rosp, est de 27 €. Il est évident que ces 2 euros apportés par la CCAM ne sont pas grand-chose (20 000 € pour 8500 actes) en regard des coûts liés à la mise en œuvre du matériel diagnostique.

Et si on me dit que l’on va mettre tout ça dans des services d’urgences, je me demande à quoi les médecins généralistes vont bientôt servir, et à quoi ressembleront vraiment les services d’urgences. Les pharmaciens sont valorisés pour les Trod et la prise en charge des cystites, alors que l’auscultation échographique n’est pas valorisée... Cela rend particulièrement douloureuse la taxe à la valeur que nous ajoutons à des consultations de 25€ ! Il ne faut pas parler ici de technique à peine émergente : chez nos confrères des pays voisins, l’échographie est plus présente...

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