Célibat subi ou choisi : petites confidences de médecins sur leurs amours | egora.fr
PUB

Vous êtes ici

A+ A-

Célibat subi ou choisi : petites confidences de médecins sur leurs amours

laisser submerger par l'émotion. A force de donner, donner, donner, de leur personne, les médecins peuvent avoir un comportement excessif, très egocentrique, dans le privé parce qu'ils ont un manque. Il y a un besoin phénoménal de recevoir et ça peut perturber l'équilibre du couple. Moi dans toutes mes relations, j'ai souvent beaucoup donné. C'est dans ma nature. Mais je n'ai pas forcément reçu… Je pense que ce serait plus simple si je trouvais quelqu'un qui soit médecin généraliste finalement.

Même si je me dis toujours qu'il vaut mieux être seul que mal accompagné, j'aurais bien aimé trouver quelqu'un pour partager quelque chose. Le fait que je travaille énormément (entre 50 et 65 heures par semaine NDLR), ça a été pour 50 à 60% la cause de ruptures dans les relations prolongées que j'ai pu avoir… J'ai été en couple avec une femme avec laquelle on avait le projet de se marier. Le problème, c'est que mon activité a un peu augmenté et les reproches ont fusé tous les soirs parce que je rentrais un peu tard. Ça a mis progressivement de la distance entre nous… Elle était secrétaire médicale mais je crois qu'elle ne comprenait pas si bien le milieu finalement.

Le gros problème aujourd'hui, c'est de trouver des gens ouverts. La société a évolué. Parfois quand on va vers les autres, ils sont en mode défense dès le départ, ils sont fermés. C'est assez surprenant. Alors je compte sur le hasard ou sur les amis d'amis. Mais pour le moment ça n'a pas été très concluant."

 

"Je fais tellement de choses que je ne ressens pas le manque"

The French Radiologist, 26 ans, interne en radiologie (9e année) 

 

"Je suis célibataire depuis la 3e année de médecine. C'est un célibat qui est choisi. La dernière relation que j'ai eue, c'était avec un garçon qui était en médecine, une année en dessous de moi, donc ça s'est passé pendant les années les plus cool. C'était facile de se voir presque tous les jours, d'organiser des choses ensemble et de donner mon énergie dans la relation.

Avec l'externat et la pression, je n'avais plus vraiment d'énergie à mettre dans cette partie-là de ma vie. Personnellement, je n'arrive pas à travailler et à avoir une relation. Soit, je m'implique dans la relation et je le fais vraiment, soit ce n'est pas la peine. Je ne veux pas faire les choses à moitié ni être en couple parce que c'est une injonction sociale ou parce que les gens disent que c'est bien.

En plus, je suis tout le temps entre Paris et Orléans (où elle est interne, NDLR). Si je m'engage avec quelqu'un, il faut que ce soit une personne qui accepte que je ne sois pas là toute la semaine, ou que je ne sois pas disponible en permanence, d'autant plus avec les gardes. Quand je serai plus posée dans ma vie, ce sera peut-être plus facile pour moi d'envisager une relation. Mais pour l'instant, je fais tellement de choses tout le temps, que je ne ressens même pas le manque. Même pendant mon externat, ça...

 

10 commentaires

D'accord, pas d'accord ?
Débattez-en avec vos confrères.

Vous n'avez pas de compte ?

Inscrivez-vous gratuitement

 

Site d’informations médicales et professionnelles,
Egora.fr s’adresse aux médecins, étudiants des facultés de médecine et professionnels de santé (infirmier, kiné, dentiste…). Nous traitons des sujets qui font le quotidien des médecins généralistes (démographie médicale, consultation, rémunération, charges, relations avec la CPAM, FMC, remplacement, annonces) et plus largement de tout ce qui concerne l’actualité santé : pathologies, médicaments, hôpital, recherche, sciences…