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Pour François Braun, "il est inacceptable qu'on ne puisse pas avoir accès à un médecin généraliste le soir et le week-end"

Dans son discours de clôture du 43e congrès de la Mutualité française, le ministre de la Santé et de la Prévention a indiqué que concernant les soins non programmés, des solutions "urgentes" pourraient s'imposer sans attendre le résultat des concertations menées dans le cadre de la Conférence des parties prenantes. 

 

"Ce quinquennat sera celui d'une vaste réforme de notre politique de santé et de prévention", a affirmé François Braun en clôture du 43e congrès de la Mutualité française, à Marseille. Son contenu sera précisé dans le cadre de la "Conférence des parties prenantes" qui sera lancée "avant la fin du mois". Une vaste concertation annoncée par Emmanuel Macron durant sa campagne électorale et rattachée depuis au Conseil national de refondation, dont le coup d'envoi a été donné jeudi. 

Le chef de l'Etat a déjà assuré que "le défi de l'accès aux soins" serait "au cœur de l'enjeu", jugeant "pas acceptables" les difficultés de nombreux Français à trouver un médecin traitant. Le ministre de la Santé s'est à son tour engagé à ce que "l'intensification de la lutte contre les déserts médicaux compte parmi les priorités et (soit) un objectif clair" des discussions à venir avec les soignants, mais aussi les patients et les élus locaux. 

 

Incitation "forte" à s'installer 

L'exécutif n'entend toutefois pas laisser le dialogue entraver son action: "La concertation ne doit pas être un frein aux solutions quand elles s'imposent de façon urgente", a-t-il prévenu, notamment sur le sujet des "soins non programmés". Une mise en garde qui vise particulièrement les médecins, comme il l'a fait comprendre un peu plus tôt lors d'une visite des urgences de l'hôpital de la Timone. "Il est inacceptable qu'on ne puisse pas avoir accès à un médecin généraliste le soir, au moins jusqu'à minuit, et le week-end", a souligné François Braun.  

Dénonçant le "mercenariat" de certains praticiens, il a estimé qu'il "faudrait agir" sur ceux qui exercent comme intérimaires ou remplaçants. "On ne va pas forcer les gens à s'installer, mais disons qu'on va les inciter de manière forte", a-t-il ajouté. Ceux qui partent exercer dans des "centres de soins immédiats" - sans rendez-vous - "pour ne plus faire de nuits et de week-ends" sont également visés : "Il va falloir qu'ils participent aux gardes, en ville ou aux urgences", a averti le ministre. 

[avec AFP] 

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