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"Nous sommes régulièrement menacés" : ils racontent leur combat contre les antivax sur Facebook

 d'insultes quasi-quotidiennes et parfois de menaces. "Certains d'entre eux veulent savoir qui on est, ils cherchent à nous exposer", confesse Vaxxeuse n°1. D'où la nécessité de préserver l'anonymat des membres.

D'autres antivax sont heureusement plus "modérés". Opposés à l'obligation vaccinale, ils défendent "la liberté de choisir", expliquent les Vaxxeuses, qui parviennent à discuter avec certains d'entre eux. Mais leur action cible surtout la majorité plus silencieuse des "hésitants", composée, par exemple, de parents inquiets face aux prétendus effets secondaires des vaccins. "On est souvent contactés en message privé par des gens qui nous demandent comment répondre à leur proche", relève Vaxxeuse n°3. Quand ils parviennent à faire "redescendre" un "hésitant", c'est une victoire qui justifie tous leurs efforts.

Etonnamment, les Vaxxeuses ont parfois affaire à des professionnels de santé, notamment à des infirmières. "Il y a beaucoup de discussions sur le vaccin contre la grippe, le fait qu'on les oblige à vacciner les personnes âgées par exemple", déplore Vaxxeuse n°3. "Tout de suite, ils sortent l'argument d'autorité : 'je travaille dans le milieu médical'", relève Vaxxeuse n°1. 

 

Les antivax n'hésitent d'ailleurs pas à mettre en avant les professionnels de santé qui leur apportent une caution scientifique tels que le pharmacien Serge Rader, le chirurgien Andrew Wakefield, dont l'étude (grassement payée par un cabinet d'avocats) a été pourtant retiré du Lancet, ou encore le Pr Henri Joyeux. Sa pétition de 2016 alertant sur les dangers de l'Infanrix-Hera, partagée en masse sur Facebook, a cumulé plus de 1 million de signatures à ce jour.

Face à cette propagande moderne, les autorités sanitaires françaises sont démunies. "Quand Agnès Buzyn dit que les vaccins sont sûrs à 100%, elle a tort. Rien n'est sûr, ni efficace, à 100%. Il faut faire preuve de plus de pédagogie", estime Vaxxeuse n°3. Alors que certains groupes luttant contre la désinformation vaccinale sont subventionnés aux Etats-Unis, en France, les pouvoirs publics ne les ont pas encore identifiés comme une ressource. Les Vaxxeuses ne se découragent pas pour autant. "On touche beaucoup plus de monde que l'on ne pensait", se félicitent-ils.

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