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"Arrêtez de dire que je n’ai rien vu, j’ai tout vu" : Buzyn contre-attaque face à la commission d’enquête Covid

alors que l’alerte a été donnée par la Chine le 31 janvier. 

Émue, elle affirme aussi avoir averti le Premier ministre et le président de la République le 11 janvier. Dix jours plus tard, elle dit comprendre qu’une épidémie est probable suite à l’annonce par l’OMS d’une transmission interhumaine. “Je pense être la ministre européenne à avoir fait une conférence de presse aussi tôt, le 21 janvier, pour prévenir des risques”, se défend-elle. Le week-end suivant, elle demande un état de lieux de tous les stocks d'équipements de protection, et notamment de masques, ainsi que du nombre de lits de réanimation et de respirateurs, et affirme avoir lancé une première commande d'un million de masques FFP2, plus protecteurs, absents de stocks stratégiques d'État.

Elle a également demandé à Santé publique France d'élaborer “trois scénarios d'évolution de l'épidémie" et au consortium de recherche Reacting, de préparer "un protocole de recherche" avec les médicaments potentiels déjà disponibles”

“La ministre ne gère pas plus les masques que le reste”

Ce n’est pas moi, c’est les autres… En creux, Agnès Buzyn, plus combative sur la question des masques, a balayé sa responsabilité individuelle dans la gestion des stocks de masques.  En tant que ministre, “la vigilance que je dois avoir, c'est sur des dizaines de produits”, a-t-elle argumenté, soulignant que si l'attention s'était “a posteriori” portée sur les masques, coronavirus oblige, les comprimés d'iode en cas d'accident nucléaire ou les tenues de protection face au virus Ebola n'étaient pas des sujets “moins importants” pour elle.

"Cette gestion de stocks, elle ne revient pas à un niveau ministre", s'est encore défendue Agnès Buzyn, affirmant notamment ne pas avoir eu connaissance du courrier adressé par Santé publique France à la Direction générale de la Santé en septembre 2018. Ce courrier soulignait la péremption d'une part importante du stock stratégique d'Etat de masques et recommandait d'en racheter pour renflouer le stock à 1 milliard de masques. Et pourtant, elle rappelle avoir “pris la décision de constituer un stock de masques FFP2” alors que la doctrine depuis 2011 était de ne plus en avoir. 

Elle a encore affirmé “ne pas avoir pris la décision de la destruction des masques jugés non conformes” alors que le stock n'avait pas encore été reconstitué, ajoutant toutefois "assumer totalement" les décisions de ses services. Mais Agnès Buzyn a aussi pointé du doigt...

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