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En campagne, Catherine Lemorton flirte avec les médecins

prendre en charge, par exemple, un prestataire qui recouperait les versements bancaires et les flux télétransmis et s'occuperait des réclamations, d'appeler les mutuelles. Il y a des sociétés qui se sont spécialisées là-dedans et sont très efficaces.

 

Comment réduire le reste-à-charge des patients ? Faut-il supprimer les compléments d'honoraires ?

Non, on ne va pas les supprimer. Pour les soins dentaires, les audioprothèses et l'optique, il va falloir travailler avec les complémentaires et les professionnels. Ce n'est pas tant le dépassement d'honoraire qui est un problème, mais le coût d'une prothèse dentaire, d'une audioprothèse et des lunettes. L'audioprothésiste ne vend pas que la prothèse, mais aussi le service pour régler la prothèse: ça a un coût. Il faudra trouver avec ces professions, à travers les complémentaires, des contrats comme on l'a fait avec les réseaux de santé: ils ont fait baisser les coûts et je ne crois pas que les gens soient moins bien soignés. Le dépassement d'honoraires, on n'y touche pas. Après, il ne faut pas non plus que ça occasionne des refus de soins sur un territoire. C'est pour ça que l'idée d'un conventionnement conditionné au fait que ce soit du secteur 1 là où il y a déjà beaucoup de spécialistes en secteur 2 n'est pas idiote.

 

Comment assurer l'équilibre des comptes de l'Assurance maladie? Quels sont les choix de remboursement qui seront faits ?

Politiquement, ce n'est pas notre métier d'évaluer des médicaments, des dispositifs ou des techniques médicales. Il y a les autorités sanitaires pour cela. Il faudrait remettre à plat toute la classification commune des actes médicaux. Par certains côtés, elle n'est plus adaptée. Un spécialiste hospitalier me disait l'autre jour: "on fait des actes chers, douloureux parce que c'est dans la nomenclature, alors qu'on a une technique nouvelle moins chère, moins douloureuse". On remet tout à plat; peut-être que des choses sortiront du remboursement et d'autres, plus nouvelles, rentreront. Mais il est sûr qu'on ne peut rajouter et tout garder.

 

S'agissant des médicaments innovants et très coûteux, Benoît Hamon veut pouvoir recourir à la licence d'office. Dans quelle mesure ?

Si on fait un parallèle un peu osé avec la défense de notre pays, la licence d'office c'est un peu l'arme nucléaire. Une arme de dissuasion à...

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