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Médecins, infirmières, carabins : quelles hausses de salaires ?

 l'INPH, le CMH et le Snam-HP. Les deux autres syndicats représentatifs (APH et Jeunes médecins) ont dénoncé des arbitrages "incompréhensibles".
Ces derniers réclamaient notamment la valorisation de la garde de 24 heures à 5 demi-journées, contre 4, une mesure qui coûterait 180 millions d'euros par an. "Le choix est donc fait de continuer à ne pas reconnaître la réalité du travail hospitalier dans sa contrainte la plus forte : la permanence des soins", déplorent les deux syndicats dans un communiqué du 11 juillet.

  
Internes et étudiants en médecine

Les internes vont bénéficier d'une enveloppe de 124 millions d'euros ainsi que de mesures visant à assurer "un meilleur respect du temps de travail". Les internes seront rémunérés à hauteur du smic horaire, soit une hausse de 147,4 euros brut mensuelle en première année, 163 euros en 2ème année et 115.75 euros en troisième année, quatrième et cinquième année.

 

 

Les indemnités de garde ont également été revues à la hausse, à hauteur de 149 euros (contre 119.02) les 14 heures la semaine et 163 euros (contre 130.02) le week-end.

Une enveloppe de 55 millions d'euros a par ailleurs été débloquée pour les étudiants en médecine : dès la rentrée 2020, les externes seront payés 260 euros brut mensuel en quatrième année, contre 129 euros actuellement, 320 euros contre 251 euros en cinquième année et 390 euros contre 298 euros brut mensuel en sixième année. 

Les étudiants de filières paramédicales bénéficieront également de revalorisations à hauteur de 20 millions d'euros. 

Les trois autres volets du Ségur, qui portent sur l'investissement et le financement des hôpitaux, la gouvernance, et l'organisation territoriale du système de soins, feront l'objet d'annonces "très fortes" dans les prochains jours, a assuré le ministre de la Santé, Olivier Véran. 

 

 

"Tout se passe comme si les médecins généralistes n'existaient pas"
Ils n'en attendaient rien, mais sont quand même déçus. Le Ségur de la santé s'achève et les syndicats de médecins libéraux se désespèrent de voir leurs attentes déboucher sur des mesures concrètes. "Force est de constater que nous n’avons connu qu’un Ségur de l’hôpital, se désole MG France. Les médecins libéraux doivent se contenter de recommandations dont nous attendons encore l’approbation par le Gouvernement". "Comme pendant la crise COVID, tout se passe comme si les médecins généralistes n'existaient pas", déplore le syndicat. Pour la FMF, les accords sont loin d'être "historiques".  "Ce qui aurait été historique, c'eut été d'instaurer une vraie collaboration entre la ville et l'Hôpital et de permettre à la ville d'éviter les hospitalisations inutiles", souligne le Dr Jean-Paul Hamon, président d'honneur du syndicat. Organisation d’une régulation libérale territoriale et d’une réponse coordonnée aux demandes de soins non programmés, financement des projets de CPTS, développement des équipes de soins primaires, revalorisation de la visite à domicile… Les syndicats misent désormais sur l'ouverture de négociations conventionnelles à la rentrée. 
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