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Retraite, urgences, PMA, Sécu... Les chantiers de la rentrée

Après un été sur le qui-vive, Agnès Buzyn a fait sa grande rentrée ce mercredi matin. Sur BFMTV, la ministre de la Santé a passé en revue les dossiers auxquels elle devra s'atteler dans un contexte économique contraint. Grève des urgences, réforme des retraites, PMA, préparation du PLFSS, Ehpad… les mois qui viennent seront bien remplis.

 

Sommée de rester disponible en cas de problème, la ministre de la Santé a pris ses quartiers d'été en Corse début août. Ces vacances ne l'ont pas empêchée de vivement s'opposer à la proposition de loi  déposée par 70 députés de la majorité, visant à réintroduire l'alcool dans les stades.

 

Grève des urgences

Ni de suivre avec attention l'évolution du mouvement de grève national aux urgences. C'est d'ailleurs l'un des premiers chantiers auxquels devra s'atteler la ministre à la rentrée. D'après le collectif Inter urgences, 218 services seraient actuellement mobilisés pour améliorer les conditions de travail et obtenir davantage de moyens. Les urgences de la Timone (Assistance publique – Hôpitaux de Marseille) viennent d'entrer dans le mouvement. Du côté du ministère, on avance le nombre de 195 services encore en grève au 14 août. "Il y a déjà 28 services d'urgence qui ont signé la fin de la grève parce que nous avons trouvé des solutions", a souligné Agnès Buzyn. En juin, 70 millions d'euros ont été mis sur la table pour financer des travaux de rénovation ou recruter des renforts, selon les besoins des services. Une prime pénibilité de 100 euros mensuelle a par ailleurs été accordée pour le personnel (hors médecins) et les délégations de tâches médecin-infirmières seront financièrement encouragées, a rappelé la ministre. Des mesures insuffisantes pour le collectif Inter Urgence, qui réclame la création de 10 000 postes et une augmentation mensuelle de 300 euros pour tous les soignants. L'association des médecins urgentistes de France (Amuf) exige pour sa part une revalorisation de l'indemnité de garde effectuée en heures supplémentaires à hauteur de 480 euros ainsi que "l'octroi systématique" de la prime "d'un peu plus de 400 euros" actuellement versée aux praticiens hospitaliers exerçant dans plusieurs établissements.

Insistant sur le manque de personnels formés – à Metz, 100 postes d'infirmières sont vacants- la ministre a promis de faire de nouvelles propositions en septembre, suite à la remise du rapport commandé au Pr Pierre Carli et au député LREM Thomas Mesnier, tous deux urgentistes. Il s'agira notamment de mieux réguler l'accès aux urgences. "Au Danemark, par exemple, personne n'arrive aux urgences sur ses deux pieds. On ne rentre aux urgences que par une ambulance", a décrit Agnès Buzyn, jugeant le dispositif un peu "brutal". En France, deux voies sont à l'étude...

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