Le projet de loi de santé définitivement adopté : le récap' des principales mesures | egora.fr
PUB

Vous êtes ici

A+ A-

Le projet de loi de santé définitivement adopté : le récap' des principales mesures

Le Gouvernement est habilité à réviser la carte hospitalière par ordonnances. Le projet de loi doit permettre de labelliser entre 500 et 600 "hôpitaux de proximité".  Ces établissement "exercent une activité de médecine, offrent des consultations de diverses spécialités, disposent de ou donnent accès à des plateaux techniques d’imagerie et de biologie médicale" mais n’exercent pas d’activité de chirurgie [sauf dérogation par décret] ni d’obstétrique. En fonction des besoins de la population et "de l'offre de soins", ils peuvent néanmoins être amenés à assurer des urgences, des activités prénatales et postnatales et des SSR, ainsi que des soins palliatifs.

 

Déserts médicaux

Députés et sénateurs ont imposé aux internes de médecine générale en dernière année un stage ambulatoire en autonomie supervisée (Saspas), à effectuer "en priorité' en zone sous-dense. Un décret pourra étendre la mesure à d'autres spécialités de premiers recours. "Loin des mesures coercitives, le texte oblige les facultés et agences régionales de santé à trouver des terrains de stages en priorité dans les territoires en tension", a salué Agnès Buzyn.

Le dispositif de médecin adjoint, qui permet à un interne en dernière année d'assister un médecin généraliste en cas d'afflux saisonnier ou exceptionnel de population, jusqu'ici réservé aux zones touristiques, est étendu à l'ensemble des zones sous-denses "ou lorsqu'il est constaté une carence particulière par l'Ordre".

 

Statut unique de praticien hospitalier

L'article 6 habilite le Gouvernement à créer par ordonnance un statut unique de praticien hospitalier (fin de la dichotomie temps plein/temps partiel) et à supprimer le concours d'accès à ce statut. Objectif : faciliter l'entrée dans la carrière, diversifier les parcours professionnels et développer l'exercice mixte hôpital-ville.

 

Pharmaciens et infirmières

Les pharmaciens pourront délivrer dans certaines conditions des médicaments normalement sous ordonnance, pour des pathologies bénignes comme des cystites ou angines. Ils pourront aussi prescrire directement certains vaccins. Les infirmières pourront quant à elles adapter dans certains cas des traitements en fonction des résultats d'analyses biologiques des patients.

La télémédecine aura bientôt son pendant chez les pharmaciens et les auxiliaires médicaux avec le "télésoin", qui pourra par exemple concerner "l'accompagnement par les infirmiers des effets secondaires de chimiothérapies orales ou encore les séances d'orthophonie et d'orthoptie à distance".

 

Données de santé et espace numérique

14 commentaires

D'accord, pas d'accord ?
Débattez-en avec vos confrères.

Vous n'avez pas de compte ?

Inscrivez-vous gratuitement

 

Site d’informations médicales et professionnelles,
Egora.fr s’adresse aux médecins, étudiants des facultés de médecine et professionnels de santé (infirmier, kiné, dentiste…). Nous traitons des sujets qui font le quotidien des médecins généralistes (démographie médicale, consultation, rémunération, charges, relations avec la CPAM, FMC, remplacement, annonces) et plus largement de tout ce qui concerne l’actualité santé : pathologies, médicaments, hôpital, recherche, sciences…