Budget de la Sécu à l'Assemblée : ce qui risque de vous tomber dessus | egora.fr
PUB

Vous êtes ici

A+ A-

Budget de la Sécu à l'Assemblée : ce qui risque de vous tomber dessus

techniques réalisés dans des établissements qui n'ont pas obtenu leur agrément, du fait d'une activité insuffisante. Cet amendement "va dans le bon sens en instaurant une régulation précise", note Agnès Buzyn, qui explique que "certains seuils vont d'ailleurs être relevés, par exemple pour le cancer du sein, et d'autres vont être créés", comme "pour le cancer de l'ovaire, de l'utérus ou du poumon".

Une proposition d'amendement d'une députée LREM médecin urgentiste agite également la médecine libérale. Elle concerne la possibilité exprimentale, donnée à des pharmaciens, dès lors qu'ils ont passé un protocole d'accord avec la CPTS ou un hôpital de jour, de prescrire des produits traitant de pathologies aiguës telles la cystite, l'eczéma ou la conjonctivite, pathologies "à diagnostic facile", selon Agnès Buzyn, sans prescription initiale. La ministre de la Santé estime "qu'on peut imaginer que les médecins et les pharmaciens se mettent d'accord localement sur une forme de délégation de compétence". Mais les syndicats médicaux libéraux dénoncent un "démantèlement du métier, en catimini" ou un mépris du diagnostic médical. D'autres amendements allant dans ce sens imaginent un mécanisme similaire, concernant le renouvellement d'ordonnances de pathologies chroniques, toujours dans le cadre de protocoles qui restent à écrire.  "Nous levons la barrière législative, ensuite il y aura une phase de négociation interprofessionnelle. Nous souhaitons que le plus d'accords émanent de conventions", explique Olivier Véran. "On verra en séance."

Le durcissement des règles d'apposition de la mention NS ou le remboursement d'un produit princeps sur la base du générique s'il existe mais que le patient insiste pour avoir le produit de marque, font partie de l'arsenal mis en place pour accélérer la pénétration du générique et médicaliser l'usage du "non substituable", protocole confié à la Haute autorité de santé. Une initiative gouvernementale qui a valu une levée de boucliers quasiment unanime des syndicats de pharmaciens d'officine et de médecins libéraux contre une mesure jugée chronophage et vexatoire pour les patients.

Un amendement demande également à la Haute Autorité de santé de se prononcer "en une seule fois, pas à l'occasion des 1 800 produits", sur les bénéfices de l'homéopathie. Sur le terrain du remboursement, le Gouvernement avance à pas de loup, bien conscient qu'il peut y avoir "détournement de prescriptions vers d'autres traitements" plus onéreux.

Enfin, la régulation des arrêts de travail, "un sujet très complexe"...

11 commentaires

D'accord, pas d'accord ?
Débattez-en avec vos confrères.

Vous n'avez pas de compte ?

Inscrivez-vous gratuitement

 

Site d’informations médicales et professionnelles,
Egora.fr s’adresse aux médecins, étudiants des facultés de médecine et professionnels de santé (infirmier, kiné, dentiste…). Nous traitons des sujets qui font le quotidien des médecins généralistes (démographie médicale, consultation, rémunération, charges, relations avec la CPAM, FMC, remplacement, annonces) et plus largement de tout ce qui concerne l’actualité santé : pathologies, médicaments, hôpital, recherche, sciences…