Budget de la Sécu à l'Assemblée : ce qui risque de vous tomber dessus | egora.fr
PUB

Vous êtes ici

A+ A-

Budget de la Sécu à l'Assemblée : ce qui risque de vous tomber dessus

renchérissement des complémentaires, jusqu'à 10 % pour les retraités, comme le soulignaient le matin même du premier débat des articles publiés dans Le Parisien et Franceinfo. Chiffre rudement réfuté par le rapporteur général du PLFSS, estimant qu'il "ne repose sur rien", et en tout cas pas sur les déclarations des représentants des complémentaires qui lui auraient, au contraire, assuré en audition qu'ils pourraient "absorber sans problème le coût de la mesure".  

En revanche, plusieurs innovations ou amendements issus de la majorité font grincer les dents des médecins libéraux. Il en va ainsi de l'introduction, pour la première fois, d'une réserve prudentielle de 120 millions d'euros sur le montant de l'Ondam de ville, somme qui ne serait débloquée que si les dépenses de santé étaient bien dans les clous de l'objectif voté (+ 2,5 %).  "Il ne s'agit évidemment pas de lettres clefs flottantes, a rassuré Olivier Véran, rappelant que d'autres s'y étaient essayés par le passé, "avec le succès que l'on sait" [Cf. la maitrise comptable honnie des praticiens libéraux, dans la foulée des ordonnances Juppé de 1995, NDLR]. Ce gel prendrait l'allure d'une convention comptable, une régulation prix-volume, portant sur les produits de santé, les transports, la biologie, la radiologie, a expliqué la ministre de la Santé dans Les Echos. Mais les engagements de la réforme budgétés seront préservés, a tenu à rassurer Agnès Buzyn, tels le financement des CPTS, des assistants médicaux ou des infirmières de pratique avancée.

Certains amendements passent très mal auprès des libéraux, tel l'incitation des hôpitaux à renvoyer les urgences légères vers la ville moyennant une prime de 60 euros par patient qui accepte le transfert, organisé avec un rendez-vous auprès d'un généraliste, une maison de santé ou un service spécialisé, dans les 24 heures. "J'admets que ma proposition est iconoclaste", ironise Olivier Véran interrogé par Le Figaro. Face aux journalistes de l'Ajis, le même regrettait la réticence à l'innovation organisationnelle des libéraux, ressentie à cette occasion. "Il faut bien faire quelque chose ! On expérimente une mesure à coût nul pour les hôpitaux et la Sécurité sociale en espérant réduire les passages aux urgences de 20 à 25 %. Des hôpitaux et certains urgentistes ont envie d'expérimenter. On verra lors du débat", a-t-il soupiré. Agnès Buzyn considère qu'il s'agit d'une "bonne idée".

Un autre amendement signé Véran a également obtenu l'approbation de la ministre de la Santé. Il concerne la non prise en charge par l'assurance maladie (ou l'obligation de remboursement qui incomberait à l'établissement), des actes...

11 commentaires

D'accord, pas d'accord ?
Débattez-en avec vos confrères.

Vous n'avez pas de compte ?

Inscrivez-vous gratuitement

 

Site d’informations médicales et professionnelles,
Egora.fr s’adresse aux médecins, étudiants des facultés de médecine et professionnels de santé (infirmier, kiné, dentiste…). Nous traitons des sujets qui font le quotidien des médecins généralistes (démographie médicale, consultation, rémunération, charges, relations avec la CPAM, FMC, remplacement, annonces) et plus largement de tout ce qui concerne l’actualité santé : pathologies, médicaments, hôpital, recherche, sciences…