Pénurie de médicaments : l’UFC-Que Choisir épingle les labos et les pouvoirs publics | egora.fr
PUB

Vous êtes ici

A+ A-

Pénurie de médicaments : l’UFC-Que Choisir épingle les labos et les pouvoirs publics

Dans une étude publiée ce lundi 9 novembre par Le Parisien, l’association UFC-Que Choisir alerte sur les pénuries et ruptures d’approvisionnement de médicaments et pressent les laboratoires et les autorités d’agir. De leurs côtés, les entreprises du médicament crient à la désinformation.
 

“En ces temps de Covid, les laboratoires se présentent comme sauveurs de l'humanité, mais ils sont là avant tout pour faire du business”, tacle d’emblée le président de l’UFC-Que Choisir, Alain Bazot. Dans une étude publiée ce lundi sur le site du Parisien, l’association déplore une multiplication et un allongement des pénuries de médicaments, passant de 405 pénuries en 2016 à presque trois fois plus en 2019.

Plaidant pour l'obligation pour les laboratoires de constituer “des stocks suffisants pour répondre aux besoins des usagers du système de santé pour l'ensemble des médicaments d'intérêt thérapeutique majeur”, l’UFC-Que Choisir dépeint une situation inquiétante. Elle précise que, selon les chiffres de l’ANSM, 2.400 ruptures de stock vont être enregistrées pour cette année, soit “presque 20 fois plus” qu’en 2010 où 132 ruptures de stock ou tensions avaient été signalées parmi les 7.500 médicaments dits d'intérêt thérapeutique majeur (MITM).

L’association “soupçonne une stratégie délibérée des laboratoires”. Dans son étude, l’UFC-Que Choisir assure qu'aucun médicament “vendu à prix d’or” ne figure parmi la liste des 140 médicaments signalés en rupture de stock et en tension d'approvisionnement par l'ANSM au 15 juillet. Elle précise que “75% des pénuries concernent des médicaments anciens, commercialisées il y a plus de 20 ans, et la même proportion concerne des produits à faible marge, vendus moins de 20 euros”.

Elle pointe par ailleurs du doigt l’inaction des pouvoirs publics. “Une seule [sanction] prononcée en 2017, une en 2018, deux en 2019, uniquement pour défaut d'information, avec amendes de 830 euros et 5 807 euros. Rien de dissuasif. La France ne sanctionne pas la pénurie, elle la gère”, déclare au Parisien Alain Bazot, qui dénonce “la délocalisation pour produire au moindre coût, quitte à imposer des aléas au consommateur avec des conséquences parfois graves”.

L’association déplore également que les entreprises apportent des solutions “rarement à la hauteur des enjeux sanitaires”...

2 commentaires

D'accord, pas d'accord ?
Débattez-en avec vos confrères.

Vous n'avez pas de compte ?

Inscrivez-vous gratuitement

 

Site d’informations médicales et professionnelles,
Egora.fr s’adresse aux médecins, étudiants des facultés de médecine et professionnels de santé (infirmier, kiné, dentiste…). Nous traitons des sujets qui font le quotidien des médecins généralistes (démographie médicale, consultation, rémunération, charges, relations avec la CPAM, FMC, remplacement, annonces) et plus largement de tout ce qui concerne l’actualité santé : pathologies, médicaments, hôpital, recherche, sciences…