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"Pourquoi remettre en cause notre travail ?" : 2600 salariés de Boiron écrivent à Macron

Alors que le déremboursement de l'homéopathie menacerait la moitié des emplois de l'entreprise, des représentants syndicaux ont symboliquement déposé mardi à l'Elysée les lettres signées par les salariés du groupe. "Pourquoi vouloir mettre à terre une entreprise française florissante?", s'interrogent-ils.

La décision de la Haute Autorité de Santé n'a pas encore été rendue publique mais elle est désormais connue de tous : l'autorité sanitaire recommande de dérembourser quelques 1200 spécialités homéopathiques évaluées, concluant qu'elles n'ont pas fait preuve d'un service médical rendu suffisant. La décision finale reviendra à la ministre de la Santé. Une épée de Damoclès pour les 2600 salariés du groupe, dont la moitié des postes seraient menacés.

Ils en appellent aujourd'hui à Emmanuel Macron. "Aujourd’hui, je suis très inquiet(e) pour mon emploi. L’activité de mon entreprise est directement menacée par un éventuel déremboursement de nos médicaments", écrivent-ils dans une lettre, déposée à l'Elysée en 2600 exemplaires mardi 28 mai. "Nous produisons des médicaments fiables et sans effets indésirables qui apportent des solutions aux personnes malades. Nos médicaments existent depuis plus de 200 ans. S’ils étaient inutiles, ils n’existeraient déjà plus. Dès lors, pourquoi remettre en cause notre travail ?", interpellent-ils.

Ils estiment que le projet de déremboursement est "un non-sens économique pour la France". "Il générera pour moi une perte de pouvoir d’achat et une grande précarité. Pourquoi vouloir mettre à terre une entreprise française florissante ?", interrogent-ils. Les salariés réclament donc le maintien du remboursement à 30%. En 2018, il a couté à l'Assurance maladie 126,8 millions d'euros. En 2017, le groupe Boiron a réalisé un chiffres d'affaires de 617.5 millions d'euros.

Également interpellé, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, qui se dit "attentif aux impacts", a précisé qu'à l'issue de la procédure en cours auprès de la HAS, le ministère de la Santé pourrait tout aussi bien opter pour une modulation du taux de remboursement de l'homéopathie que pour un maintien ou une suppression.

[avec Huffingtonpost.fr et ouest-France.fr]

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