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La Cour des comptes s'attaque aux prescriptions "inflationnistes" d'antibiotiques en ville

40% des médecins généralistes", déplore-t-elle. "Les antibiogrammes ciblés qui sont le préalable à un choix adapté aux besoins commencent à peine à être déployés", ajoute-t-elle. Quant aux logiciels d'aide à la prescription, ils sont "trop peu utilisés par les médecins de ville".

La Cour juge également les durées de prescriptions "soit trop courtes pour être efficaces, soient inutilement longues". Selon l'ANSM, en 2015, 22% des prescriptions d'antibiotiques courent entre 8 et 10 jours, "alors même qu'une durée supérieure à sept jours est dans la plupart des cas non pertinente". Les recommandations de l'ANSM, de la HAS et des sociétés savantes "restent sans effet sur les pratiques des médecins en matière de durée", souligne Didier Migaud, qui blâme "l'insuffisance des connaissances des professionnels de santé sur l'antibiothérapie et l'antibiorésistance".

La Cour formule plusieurs recommandations : recours systématique au logiciel d'aide à la prescription, dispensation à l'unité, vérification croisée des prescriptions de MG par le médecin coordonnateur en Ehpad, formation continue "obligatoire" des médecins… Autant de mesures dont la Rosp pourrait garantir l'effectivité.

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