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"La vaccination est un homicide involontaire" : la nuisance des anti-vaccins

on ne pourra pas les convaincre. Ils sont dans ce que l’on pourrait assimiler à une religion, une foi. Ce qu’il faut c’est limiter leur influence, et ça on ne sait pas faire", ajoute le Pr Daniel Floret, président du Comité technique des vaccinations.

Et parmi les sujets chers aux anti-vaccins, celui des effets secondaires et des adjuvants est particulièrement sensible. Pour répondre à la question de l’aluminium, une nouvelle étude de l’Inserm dirigée par le Pr Romain Gherardi et financée par l’Ansm est en cours. Les conclusions devraient être connues en juillet 2017. "Aujourd’hui, les études menées au niveau international concluent à un rapport bénéfices-risques favorable. Mais il s’agit de lever tout doute potentiel. Pour le moment, on n’est pas capable de répondre en étant sûr à 100 %. Il est d’ailleurs demandé aux laboratoires de trouver d’autres méthodes pour doper l’immunité sans aluminium", glisse Sandrine Hurel, dont le travail a servi de base au plan de rénovation de la politique vaccinale.

Un discours pour le moins ambivalent qui ne passe pas auprès de certains pontes de la vaccination. D’autant que le Pr Gherardi, qui dirige cette nouvelle étude, a justement décrit dans The Lancet, en 1998, un lien entre la présence d’aluminium dans les vaccins et la déclaration d’une myofasciite à macrophages chez certaines personnes. "Il n’y a qu’en France qu’on se pose autant de questions par rapport aux adjuvants ! Tout ça parce que des chercheurs ont lancé des idées qui ont fait polémique et qui n’ont été reprises nulle part ailleurs", s’agace le Pr Daniel Floret. "Le silence des pouvoirs publics face aux polémiques a été un problème majeur ces vingt dernières années, poursuit le Pr Floret. À tel point qu’aujourd’hui la parole publique est difficilement audible. C’est la raison pour laquelle les médecins et les professionnels de santé dans leur ensemble doivent jouer un rôle d’intermédiaire. Toutes les études le montrent, ils sont l’élément clé dans la décision de vacciner ou de se faire vacciner."

 

"Pas de ligue anti-vaccins sans médecins anti-vaccins"

 

Sauf que le doute au sujet de la vaccination a aussi sa place chez les médecins. Si les généralistes se disent très largement favorables à la vaccination en général, près d’un tiers dit se méfier des sources officielles, et plus de la moitié ne se sent pas à l’aise pour expliquer le rôle des adjuvants aux patients, révèle une étude de la Drees de mars 2015. "Près d’un quart des généralistes émet des doutes à l’égard des risques et de l’utilité de certains vaccins", assure même cette étude. "Bien sûr que les professionnels de santé sont à convaincre. Il est clair qu’il n’y aurait pas de ligue anti-vaccins sans médecins anti-vaccins. Ils sont un élément moteur dans ce mouvement", commente le Pr Daniel Floret.

Les médecins les moins confiants, indique la Drees, "sont plus âgés et ont un plus faible...

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