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Déserts médicaux : la faute à la liberté d'installation ? Quand Élise Lucet tape sur les médecins libéraux

syndicat de jeunes médecins ou d’étudiants n’a en effet été interrogé pour faire part de ses revendications et inquiétudes. La problématique du numerus clausus, elle-même, a été totalement évincée de l’émission.  

 

 

 

Comme le Dr Marty, la CSMF demande un droit de réponse "pour l'ensemble des parties incriminées et honteusement dénoncées". Demande formulée à l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique. La Confédération annonce par ailleurs qu’elle se réserve le droit de porter plainte pour "diffamation et atteinte à l’honneur de la profession médicale".  

 

"Manipulation" 

La Confédération n’est pas la seule à remettre en cause la crédibilité de l’émission qui n’évoque pas un certain nombre de questions (l’attractivité des territoires, la féminisation de la profession, les conditions d’exercice, la baisse de l’installation en libéral…). Dans un communiqué, la Conférence nationale des Unions Régionales de Médecins Libéraux (URPS) s’interroge, amère :  "Est-ce bien le rôle de la télévision publique d’accepter la diffusion d’un documentaire au contenu hors sol et pour le moins déconnecté des réalités, à l’heure où il y aurait par ailleurs tant à dire sur la réalité de l’exercice médical au cœur des territoires, en soutien et en relais des établissements de santé, à l’heure où les médecins libéraux ont le souci constant d’apporter réponse aux demandes des patients." 

"La question de la ‘désertification médicale’ (qui est un bien grand mot, tant Paris et l’Ile-de-de-France d’où Mme Lucet semble trop peu sortir, sont représentatifs du paradoxe des déserts médicaux français)" et "la manière dont la loi a depuis lors modifié la donne (création et déploiement des CPTS, développement de la téléconsultation…etc.), ne sont nullement abordées de manière sérieuse et discutée comme cela aurait dû être le cas au regard de l’angle initialement annoncé du reportage", condamne la CN URPS. 

Le choix des deux représentants de la profession (les Drs Martial Olivier-Koehret, ancien président de MG France, et Jean-Paul Hamon) a également été remis en cause à plusieurs reprises, notamment par la Conférence nationale des URPS. Sur Twitter, le Dr Jean-Paul Hamon a de son côté dénoncé la "manipulation et la mauvaise foi" d’Elise Lucet et de l’équipe de Cash Investigation. "J’aurais préféré un montage qui permette une démonstration de la connerie de la coercition. Olivier Véran a raison de n’accepter que le direct. Résumer la solution à la désertification à 50000€ sans laisser l’explication et sortir 1 partie d’une interview est malhonnête", écrit-il. 

 

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