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Déserts médicaux : la faute à la liberté d'installation ? Quand Élise Lucet tape sur les médecins libéraux

qui nourrit l’angle choisi par Cash Investigation : la liberté d’installation entraîne une mauvaise répartition des médecins sur le territoire, alors pourquoi ne pas y mettre fin, et instaurer un système de maillage tel que celui des pharmaciens, là où il y a des besoins ?  

 

Un "privilège" défendu bec et ongles par les syndicats 

Pour l’émission, il existe un frein à la suppression de "ce privilège" : les syndicats médicaux, "très revendicatifs", selon la voix off, et largement caricaturés (ils ne se réunissent pas "autour d’un barbecue merguez" comme à la CGT mais dans "une ambiance feutrée et pull sur les épaules"). Selon le magazine, la fin de la liberté d’installation est pourtant plébiscitée par nombre de députés. Mais "à droite comme à gauche, les ministres de la Santé finissent par être d’accord avec les syndicats de médecins sur cette question de l’installation". Et "chaque fois qu’une loi concerne les médecins libéraux, elle doit être négociée avec eux" à travers "la convention, une histoire d’amour à sens unique", pointe Cash Investigation, selon qui la Cnam finit toujours par céder. Convention qui, rappelons-le, a été reportée en 2023, au grand dam des syndicats. 

Pour le Dr Jean-Paul Hamon, président d’honneur de la Fédération des médecins de France (FMF) et généraliste à Clamart (Hauts-de-Seine), "ce n’est pas la faute des médecins si les Français" ont des difficultés pour accéder aux soins mais "celle de l’Etat", qui est "alerté depuis plus de trente ans" et n’a "rien fait pour enrayer cette désertification". "Rien ne bouge parce qu’on refuse de mettre l’argent qu’il faut sur la médecine libérale", abonde-t-il face à Elise Lucet, appelant à mettre en place des incitations financières. Pourtant, argumente la journaliste, rapports à l’appui – notamment celui de la Cour des comptes de 2017 – ces incitations ont été jugées "inefficaces".  

Pour illustrer leur "inefficacité" aux téléspectateurs, la voix-off énonce : "En 2019, 66 médecins bénéficient du contrat qui propose 10% de plus sur les consultations [le contrat de transition pour les médecins, NDLR]. Pour la prime de 50.000 euros [le contrat d’aide à l’installation], seulement 859 médecins sont engagés, pour la rémunération minimum de 6.900 euros [le contrat de praticien territorial de médecine générale], on ne compte que 1208 signataires entre 2013 et 2019. Ça ne fait pas lourd par rapport aux 60.000 généralistes libéraux français."  

Le magazine se termine...

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