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Privatiser l'hôpital public, et si c'était la solution ?

de la médecine publique, estime la médecin. Il ne faut pas opposer le service rendu par les Espic et le service rendu par les hôpitaux publics, c’est le même ». A côté de l’Assistance publi – Hôpitaux de Paris et ses 100.000 salariés, le Groupe hospitalier Paris Saint Joseph fait encore figure d’hôpital à taille humaine. Est-ce cela qui explique les bonnes relations apparentes entre la direction et la communauté médicale ? « J’estime que pendant le Covid, j’ai codirigé l’hôpital avec mon directeur, raconte la Dr Jouffroy. En temps normal, ce n’est pas nécessaire, car nous nous parlons tous les jours. Quand je ne suis pas d’accord avec lui, je peux lui dire. Quand il n’est pas d’accord avec moi, il peut me le dire. Nous travaillons dans un climat de confiance totale ».

Dans un Espic, le directeur est nommé par le conseil d’administration de la structure. « C’est lui qui pilote, qui assume les décisions,  qui est responsable des budgets et qui recrute les personnels mais ce n’est pas un autocrate » explique Antoine Perrin, directeur général de la Fehap qui fédère la quasi totalité des Espic. Dans les centres de lutte contre le cancer - qui sont également des Espic - , le directeur est généralement un médecin, ailleurs ce sont plus souvent des profils administratifs. « Le directeur recrute les médecins mais ceux-ci ont toute leur indépendance dans leurs pratiques médicales, ajoute Antoine Perrin. Pour autant, si le directeur veut garder ses médecins, il a tout intérêt à les écouter et à les associer aux décisions ». Dans la plupart des établissements, les médecins sont salariés mais ce n’est pas une obligation.

Ainsi par exemple, la Fondation de la maison du Diaconat de Mulhouse qui est le 5e groupement hospitalier par la taille de la région Grand Est travaille avec des médecins libéraux. « Les médecins qui étaient salariés dans les établissements que nous avons repris le sont restés, souligne Jean Widmaier, président du conseil d’administration de cette fondation protestante. Mais nous pensons que le statut de médecin libéral est plus efficace ». Dans tous les cas, dans les Espic, le pouvoir du conseil d’administration reste central. Même si c’est en lien avec les agences régionales de santé, c’est en effet lui qui décide notamment des ouvertures et des fermetures de services ou des rapprochements d’établissements, parfois d’ailleurs sous l’impulsion de la communauté médicale.

Pourtant rien n’oblige...

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