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"Je comprends la frustration des remplaçants, mais il est légitime qu’ils n'accèdent pas au DPC"

de ressources pour eux. C’est pour cela, à mon avis, que l’on n’a pas vu les syndicats monter au créneau. Car le statut de remplaçant est un statut provisoire, fait pour encourager les médecins à s’installer, pas pour les encourager à faire des remplacements toute leur vie sans jamais avoir de frais ni d’obligations professionnelles. Je comprends leur frustration aujourd’hui, mais j’estime aussi légitime qu’ils n'accèdent pas au DPC. Il y a d’autres modes d’accès à la formation financée qui existent : le FAF-PM* notamment ou le FIF-PL**. Certes dans ces cas-là ils n’ont pas d’indemnisation, mais ils n’ont pas de pertes de ressources.  

 

Quelles solutions s’offrent à ceux qui ne sont pas éligibles au FAF-PM ?  

Qui sont ceux qui ne sont pas éligibles au FAF-PM? Les salariés. Or, ils ne sont pas éligibles non plus au DPC. Ils peuvent bénéficier d’autres dispositifs tels que les Opco (opérateurs de compétences), le contrat formation professionnelle, etc. Il existe un panel d’offres assez large. 

 

Le Dr Thébaut a claqué la porte du Haut Conseil du DPC fin 2020 déplorant une gestion trop bureaucratique de l'ANDPC et "un système rigide, incapable d'évoluer". Un an après votre prise de fonctions, quel est votre constat? 

D’abord, il faut se rappeler que je suis arrivé à la tête du Haut Conseil (HC) dans un contexte très particulier. Tous les mandats des membres de cette instance avaient été prorogés deux fois et il n’était pas possible de les prolonger davantage, si bien qu’ils ont été libérés de leurs fonctions le 30 juin dernier. Donc depuis le 30 juin dernier, je suis à la tête d’un conseil qui n’a aucun membre. L’Etat n’a pas pris le temps de modifier le décret d’application attendu de la transformation du Haut Conseil (ce décret est dans les cartons depuis plus de deux ans et n’est toujours pas paru). Sauf que, maintenant, nous avons la version définitive et complète qui va être envoyée incessamment sous peu au Conseil d’Etat pour examen. Si tout va bien, je recevrais l’avis du Conseil d’Etat avant Noël ou avant février. Si nous n’avons pas cette validation du projet de décret par le Conseil d'Etat, nous allons entrer dans la période de vide réglementaire pré-électoral, reculant ainsi encore la mise en place du nouveau Haut Conseil.  

Dans ce décret, il y a donc la composition et les missions du nouveau Haut Conseil, qui doit devenir un conseil restreint, scientifique, avec des missions de conseil de l’administration. Avant, il s’agissait d’une instance pléthorique avec plus de 120 personnes, qui avait une représentation très large et, en réalité, politique de l’ensemble des professions de santé libérales. Tout cela ne permettait pas de travailler dans des conditions efficaces et sereines. Et c’est un peu cela que le Dr Jean-François Thébaut déplorait : cette incapacité à agir en tant que conseil d’une agence, l’ANDPC. Car oui, c’est une agence, c’est-à-dire l’Etat, l’administration. Celle-ci n'est pas plus performante qu’une autre dans ce domaine. Elle a ses pesanteurs, ses obligations réglementaires et sa hiérarchie.  

 

Le rôle du Haut Conseil a également été jugé “figuratif” par votre prédécesseur. Comment comptez-vous donner plus de poids à ce conseil ? 

D’abord en améliorant les relations inter-humaines entre une administration qui est ce qu’elle est, et qui a ses contraintes, et un monde libéral qui voudrait toujours que ça aille plus vite, avec des exigences pas toujours possibles en termes de réglementations. Depuis que je suis là, il y a un certain apaisement. Je travaille étroitement...

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