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Soins non programmés, assistants médicaux, IPA... Comment la Cnam veut doper les maisons de santé

futur Service d'accès aux soins (SAS). "On a des MSP qui ouvrent des plages dédiées de 3-4 heures, comme pour la permanence des soins, avec des médecins d'astreinte", souligne le Dr Luc Duquesnel, président des Généralistes CSMF. "S'il n'y a que 4 patients qui viennent au lieu de 12, comment on rémunère?" Et Jacques Battistoni, de MG France, d'évoquer la possibilité de rémunérer "l'organisation" de ces consultations dédiées, à défaut de majorer la consultation en tant que telle, la Cnam y étant opposée. Pour Pascal Gendry, le SAS ne doit pas être "un SOS médecin départemental". Les soins non programmés peuvent être pris en charge par l'équipe, souligne le président d'AVECSanté, qui souhaiterait que les MSP soient incitées financièrement à mettre en place les six protocoles de coopération validés par la HAS pour la prise en charge de la cystite, de l'angine, de la rhinite allergique ou encore de l'entorse.

Enfin, les négociations traiteront de l'embauche des assistants médicaux dans les MSP ainsi que de l'intégration des infirmières en pratique avancée. Salariées? Libérales? La question n'est pas tranchée. Pour Jacques Battistoni, les IPA en MSP pourraient être des "infirmières de parcours, comme en cancérologie". Pascal Gendry, de son côté, envisage des "infirmières de santé publique".

Bien que le calendrier soit très serré, les syndicats entendent imposer d'autres sujets. MG France a proposé d'autoriser au sein des MSP la prescription de consultations chez le psychologue, considérant que "le besoin se fait particulièrement ressentir aujourd'hui". La CSMF, quant à elle, souhaiterait mieux rémunérer les MSP les plus actives. "Certaines MSP sont engagées dans 4, 5 ou 6 missions de santé publique***. Il n'est pas anormal qu'elles soient plus valorisées que celles qui n'en font que 2", souligne Luc Duquesnel.

Mais de l'avis général, l'urgence est de donner aux MSP les moyens de poursuivre leur mobilisation face au Covid. Dans ces conditions, la perspective d'un report des négociations après la tenue des élections URPS ne laisse que peu de chance au débat.

 

 

 

*Pour être associé, un professionnel de santé doit y exercer au moins 50% de son activité.
** Moins de 50% de l'activité exercée dans la MSP
***L'ACI ne rémunère que deux missions de santé publique au maximum parmi une liste définie : surpoids et obésité chez l'enfant, couverture vaccinale, prévention du suicide…

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