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Soins non programmés, assistants médicaux, IPA... Comment la Cnam veut doper les maisons de santé

la fin de deux "dérogations" en 2019 : l'inclusion des enfants "consommants" (au moins deux actes de MG par an au sein de la MSP) dans la patientèle de référence de la MSP et la prise en compte des professionnels de santé exerçant moins de 50% de leur activité dans la structure. Résultats : la patientèle de référence a diminué de 5% et le nombre d'associés a baissé de 14% (de 9537 à 8174, dont 2557 MG), quand celui des vacataires** a bondi de près de 90% sur la même période (1307 à 2477).

Comme pour la Rosp, la rémunération forfaitaire versée aux MSP est basée sur l'atteinte d'indicateurs, divisés en trois grandes catégories : accès aux soins, travail en équipe, et système d'informatisation. "Une majorité d'indicateurs a évolué positivement entre 2017 et 2019", souligne la Cnam dans le document de séance, qu'Egora a pu consulter. Parmi les points forts : l'amplitude horaire (de 8 à 20 heures en semaine et de 8h à 12h le samedi), la diversité des professionnels présents, l'organisation de plages de consultations de médecins spécialistes de second recours, de sage-femme, de chirurgien-dentiste ou de pharmaciens extérieurs à la structure, l'évaluation de la satisfaction des patients, l'accueil de stagiaires ou encore la mise en place de protocoles pluri-professionnels pour la prise en charge et le suivi de patients dont la pathologie nécessite l'intervention coordonnée de plusieurs professionnels.

En moyenne, une MSP a validé 3.2 protocoles (174 en ont réalisé plus de 5), sachant que l'ACI en valorise jusqu'à 8. En tête des thématiques choisies par les professionnels, la prise en charge des patients sous AVK, les plaies chroniques et les patients traités par insulinothérapie.

 

capture: Cnam

Ce nouvel ACI, qui fera l'objet de deux séances de négociations avec la quarantaine d'organisations représentatives des professionnels de santé, aura quatre objectifs principaux : améliorer l'accès aux soins non programmés, permettre l'embauche d'assistants médicaux ainsi que l'intégration d'infirmiers en pratique avancée, et surtout valoriser la participation des MSP à la lutte contre les crises sanitaires graves. "On a vu que ces équipes structurées avaient été capables de mettre en place des organisations pour dépister, suivre et tracer les patients Covid", souligne le Dr Pascal Gendry, président d'AVECSanté (ex Fédération française des maisons et pôles de santé). En tant qu'animatrices ou hôtes de centres, elles participent activement à la campagne de vaccination, ajoute le généraliste, qui paradoxalement, n'est pas présent à la table des négociations, la fédération n'étant pas une organisation syndicale. Ce qui ne l'empêche pas de formuler des "propositions". "Il faut saluer l'effort des MSP, qui ont su redéployer leurs moyens et leur organisation au service de l'urgence sanitaire", abonde le Dr Jacques Battistoni, président du syndicat MG France, qui va négocier une "dotation" dédiée.

La prise en charge des soins non programmés est un autre sujet majeur de ces négociations. L'enjeu est de taille, les négociations pour l'avenant 9 à la convention des médecins ayant échoué, pour l'instant, à valoriser la régulation et l'effection des soins non programmés dans le cadre du...

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