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Grand âge : les propositions des étudiants en médecine pour lutter contre la perte d’autonomie

de l’âge du départ à la retraite serait plus adaptée à 65 ans. Ensuite, une consultation obligatoire dédiée à la prévention tous les 10 ans jusqu’à 85 ans nous semble appropriée pour aborder avec le patient la notion de personne de confiance et les directives anticipées”, développent-elles. Elles suggèrent également un dépistage systématique à l’aide de l’outil ICOPE, “tout comme une orientation vers un ergothérapeute pour aménager l’habitat en prévention des chutes selon les besoins identifiés”.  

Deuxième mesure préventive, la généralisation du déploiement de l’Activité Physique Adaptée (APA) pour les personnes en perte d’autonomie, par son remboursement. “Les rôles de l’APA sont multiples : l’entretien et l’amélioration des capacités motrices, la prévention du risque de chute, l’intégration du patient en favorisant les relations avec son environnement, etc. Afin de faciliter la prise en soins de la personne âgée, il apparaît primordial de sensibiliser les professionnels de santé et les citoyens à cette pratique afin d’en développer son utilisation”, expliquent-elles. Elles proposent également que ces APA puissent être prescrites sans avoir besoin d’une prescription de la part du médecin traitant. 

Troisième mesure, la mise en place des Bilans Partagés de Médication (BMP). “Les objectifs bénéfiques des Bilans Partagés de Médication pour les personnes âgées résident dans l’amélioration de l’adhésion et de l’observance thérapeutique, la réduction des risques iatrogènes et des mésusages, mais également dans la prévention des complications éventuelles des pathologies du sujet âgé”, expliquent-elles. L’objectif : que les BMP deviennent de véritables liens de coordination entre les professionnels de santé, notamment avec le MG.  

En plus de cela, les organisations étudiantes insistent sur un dépistage précoce de la perte des fonctions cognitives, en particulier via les orthophonistes et les psychomotriciens. Elles proposent par exemple une revalorisation de la cotation de l’AMO (Acte médical orthophonique). Elles proposent également d’accélérer le déploiement de l’Education Thérapeutique du Patient (ETP) et de son modèle de financement. D’autres aspects du maintien à domicile doivent être mieux dépistés tels que les pathologies chroniques, les troubles de l’audition, la prévention des chutes, les troubles de la déglutition, de l’incontinence urinaire.  

 
 

Améliorer la prise en charge à domicile : un enjeu pour les patients et les professionnels de santé  

Pour les auteurs du rapport, il est essentiel de favoriser une prise en charge rapide au domicile du patient à la suite d’une hospitalisation par la création d’un forfait de retour à domicile du patient âgé. “Afin de décharger du temps médical au médecin généraliste, les compétences des professionnels de santé au contact permanent avec les patients à domicile doivent...

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