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"Ce n’est plus acceptable" : comment Véran s’engage à faire respecter le temps de travail des internes

Les internes attendent, eux, des "réalisations concrètes". 

l’accès au temps de travail additionnel ne sera pas non plus ouvert aux internes, sauf aux docteurs juniors."C’est un gros chantier. Nous sommes contents qu’il s’ouvre enfin. Les hôpitaux ont eu tout le temps nécessaire, depuis 2015, de faire respecter cette loi. On a bien montré que travailler plus de 60, 70 heures par semaine était pourvoyeur de risques psychosociaux et que c’était un danger pour les internes et les patients", appuie Matthieu Thomazo qui reste toutefois prudent : "Nous serons vigilants à la mise en place rapide de ces mesures." 

Le ministre ne s’est pas contenté de constater l’explosion du plafond des 48 heures hebdomadaires. Il a également annoncé la revalorisation de la prime perçue pour les stages ambulatoires de 100 euros, portant ainsi son montant à 300 euros. La condition d’éloignement (de 30 kilomètres du domicile de l’interne ou du CHU, ndlr) sera aussi supprimée. "Ce n’est pas la revalorisation du salaire, grince Matthieu Thomazo. Mais toute revalorisation est bonne à prendre et nous avions besoin de celle-ci également. C’est un premier pas." 

Car de revalorisation du salaire… Il n’en a pas été question. Olivier Véran a annoncé que les salaires des externes bénéficieraient bien d’un coup de pouce, mais rien de plus n’est prévu pour leurs aînés. D’après l’Isnar-IMG, le montant brut annuel pour un interne de première année est de 16.605 euros, celui pour un interne de deuxième année, de 18.383 euros et celui des internes de troisième année, de 25.500 euros. Aucune augmentation significative n’a eu lieu depuis 2012. 

 

Pas de D.E.S en quatre ans pour l’instant

Le syndicat milite pour un D.E.S de médecine générale en quatre ans, plutôt que trois actuellement. Si le ministre ne s’y est pas opposé, rien de concret n’a émergé de leurs discussions. "Il a partagé notre constat : les moyens ne sont pas nécessaires à cette quatrième année. Ce n’est donc pas pour demain", explique Matthieu Thomazo. Car l'Insar-IMG s’oppose à sa mise en place sans que la troisième année actuelle ne soit déjà aux normes de ce qui doit se faire. "Il n’y est pas opposé mais…

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