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Aviscène, l'interne aux 60 000 fans : "J’ai découvert l’argent, les femmes… mais je suis resté droit dans mes bottes : j'ai pas fait radiologue"

À 25 ans, il est sans doute le podcaster le plus connu des jeunes médecins et carabins, qui sont quelque 60 000 à le suivre sur Facebook. Auteur de vidéos au ton humoristique, mais où la dureté des études revient comme un leitmotiv, cet interne de Lille sait aussi faire preuve de pédagogie et de chaleur, comme pour expliquer son choix de la médecine générale. Portrait du phénomène Aviscène.

 

Dans l'une de ses pastilles vidéo, Aviscène égrène les profils de carabins : le "bien-pensant", qui aime les beignets au soja et les enfants ; le "mec franc", qui assume de vouloir "la thune et les meufs", "l'héritier", médecin de père en fils depuis huit générations, et le "J'sais pô", major malgré lui, qui a juste coché la case dans "admission post-bac"… Et lui-même, pourquoi a-t-il opté pour la médecine ? "Je me mets dans la catégorie des gens qui voulaient faire ça depuis toujours et qui ont eu la 'chance' d'avoir leur Paces", tranche-t-il. Une pause. "Et après j’ai été corrompu par la vie : j’ai découvert l’argent, les femmes… Mais bon, je suis resté droit dans mes bottes : j'ai pas fait radiologue."

Tout Aviscène est dans cette entrée en matière : simplicité, franchise, autodérision, et une dose de provocation savamment calibrée. Une touche très générationnelle, puisée aux sources d'un Djamel Debbouze ou d'un Norman – deux humoristes dont il assume l'influence. Aujourd'hui interne en deuxième année de médecine générale à Lille, le podcaster connaît un succès non démenti depuis la fin de son externat : plus de 60 000 abonnés sur Facebook et 100 à 200 000 vues par vidéo… "On est arrivé à un stade où dans le milieu médical, à chaque fois que je vais dans un endroit, on me reconnaît", admet-il. Ce qui, tout bien pesé, n'est pas pour lui déplaire.

.avi + scène = Avicenne

Sa sociabilité est pour beaucoup dans ce succès, au sein d'un univers médical pourtant très éloigné de son milieu d'origine. "Mes parents ont au moins huit frères et sœurs chacun, j’ai toujours vécu entouré de monde, je suis habitué au contact simple", explique ce fils de Berbères chaouis. "J'ai grandi à Tourcoing, d'abord dans de petits HLM un peu pourris puis dans une maison en centre-ville." Son père, éducateur spécialisé, a émigré jeune en France, tandis que sa mère, professeur de mathématiques, a sauté le pas à l'âge adulte. À la maison, "on mange et vit algérien". Lui-même est musulman pratiquant. "On peut pas me le reprocher, non ?", s'inquiète-t-il soudain. "Bah en ce moment je suis à Roubaix, la moitié des gens le sont !", finit-il par balayer dans un rire.

C'est d'ailleurs de la culture arabo-musulmane que lui vient...

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