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Sur l'île d'Aix, le Dr Coulibeuf se heurte toujours au veto de l'Ordre des médecins

Après avoir refusé qu'il remplace le médecin généraliste de l'île, l'Ordre vient de s'opposer à ce que le Dr Bruno Coulibeuf, médecin anesthésiste-réanimateur, soit embauché en tant que praticien contractuel par le CH de Rochefort. Le médecin retraité est désormais sur le départ… 

 

Il aura traversé la France pour rien. Le Dr Bruno Coulibeuf, 67 ans, reprendra demain le chemin du Var, le CDOM de Charente-Maritime ayant refusé de valider son contrat de recrutement en tant que praticien contractuel en cumul emploi retraite sur l'île d'Aix, rattaché au CH de Rochefort. C'est pourtant la solution qu'avait trouvé l'ARS, face au refus de l'Ordre de voir cet anesthésiste-réanimateur retraité remplacer le médecin généraliste installé, quand bien même il n'aurait vu défiler dans son cabinet que les "petites urgences" des touristes. 

Dans un courrier daté du 27 juillet, qu'Egora a pu consulter, le CDOM de Charente-Maritime s'interroge sur le "dispositif estival de l'île d'Aix" mentionné dans le contrat de recrutement soumis à sa validation. Il note en premier lieu que l'île voisine de Fort Boyard n'abrite aucun établissement de santé et ne saurait donc faire partie du GHT Atlantique 17. Et si la mise en place par l'hôpital de Rochefort de "consultations avancées" sur l'île, qui accueille plusieurs milliers de touristes chaque jour en été, est "effectivement une bonne solution", il reste que le médecin est "spécialiste en anesthésie-réanimation et non médecin généraliste ou médecin urgentiste". "Il s'agira de nous indiquer en quoi le 'dispositif estival de l'Ile d'Aix' nécessite la présence d'un médecin spécialiste en anesthésie-réanimation". 

Le président du CDOM, le Dr Philippe Henry, rappelle qu'au titre de l'article 70 du code de déontologie un médecin "ne doit pas, sauf circonstances exceptionnelles, entreprendre ou poursuivre des soins, ni formuler des prescriptions dans des domaines qui dépassent ses connaissances, son expérience et les moyens dont il dispose". "Un tel exercice au mépris des règles déontologiques entraine le risque de la mise en jeu de vos responsabilités et celles-ci pourraient être alourdies par l'exercice 'illégal' d'une spécialité", met en garde le président du CDOM dans ce courrier.  

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