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70 médecins salariés en 35 heures : le pari gagnant de la Saône-et-Loire ?

qu’elle était finalement prête à y implanter son cabinet. “On a mis fin à l’antenne au bout de quatre mois”, confie le politique. Car André Accary y tient : toutes les aides pour les médecins libéraux sont maintenues. 

 

"Boucher les trous dans la raquette"

Au fil des ans, les candidatures ont été de plus en plus nombreuses. Si le projet initial prévoyait d’employer 30 médecins, il a été plus que doublé en quatre ans. La clé du succès ? La souplesse. “Ce que j’ai bien compris pendant mon enquête, c’est qu’il faut s’adapter. Aujourd’hui, il y a un problème d’écoute, un modèle très lourd, plein de freins. Autant de choses qui font que demain, il ne sera plus attractif. Les praticiens ne veulent plus travailler comme autrefois. C’est vrai dans toutes les professions, mais en particulier chez les médecins”, constate André Accary qui considère qu’il est là simplement pour “boucher les trous dans la raquette”.  

En Saône-et-Loire, tout est donc axé sur l’attractivité du modèle et le “confort” au quotidien. Équipement à la pointe, personnel administratif pour permettre aux médecins de ne se consacrer qu’au temps médical, travail en équipe… Le département soigne et soigne ses praticiens. Mais question salaire, “pas de surenchère", prévient André Accary. Tous les praticiens salariés sont payés selon la grille hospitalière en fonction de leur expérience. “On commence à 4.500 euros par mois, jusqu’à 5.500 euros et bien sûr, s'il y a des heures supplémentaires, on les rémunère. Mon projet, c’est un projet de santé avant tout”, tranche-t-il. Marseillaise d’origine, arrivée à Montceau-les-Mines il y a trois ans, le Dr Dominique Bontoux estime s’y retrouver parfaitement. “Si on rapporte au nombre d’heures travaillées, ça revient au même. Je faisais le double de mes 35 heures en libéral et peut-être que je gagnais le double. Mais on ne fait pas ça que pour l’argent. Je préfère gagner moins et travailler moins”, confie la praticienne, qui a frôlé le burn-out dans son cabinet libéral, à Marignane (Bouches-du-Rhône). “En fait, en libéral, on n'a pas le choix. On ne peut pas dire : ‘je travaille moins parce que je n'en ai pas besoin, je n’ai pas envie de gagner des mille et des cents’. Quand on est dedans, on est happés, on ne peut rien...

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