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Installation : une enquête révèle ce que veulent les jeunes médecins

  • La question cruciale du rythme de travail

Pour la majorité des internes (82%), le choix du lieu et du mode d'installation dépendra des horaires et du rythme de travail. Seuls 46 % des remplaçants jugent pourtant que ce critère a fait pencher la balance entre libéral et salariat.

 

  • L'appréhension du risque économique ?

Pour 59 % des internes et 43 % des remplaçants, le "risque économique" est un frein majeur à l'installation. Évoquant "une crainte multifactorielle", l'Ordre insiste sur la nécessité de former aux notions de gestion, d'entreprenariat et de management afin de faire "mûrir et se concrétiser les projets d'installation" et plaident pour que les territoires jouent un rôle d'"incubateur", comme pour les start-up. D'autant que plus l'exercice est coordonné, plus les charges administratives apparaissent lourdes aux yeux des jeunes. "On nous demande d'effectuer un travail de cadre, en plus d'un autre travail de cadre", résume Vanessa Fortané, vice-présidente "pluripro" de Réagjir, qui exerce en MSP.

Sans oublier la question essentielle de la protection sociale. "Il faut aussi intégrer au risque financier ces 90 jours de maladie avec zéros revenus, à payer le salaire d'une secrétaire. Il faut avoir les reins solides", alerte la jeune généraliste. Les organisations de jeune militent pour une prise en charge du régime obligatoire dès le 7e jour.

 

  • Les aides financières sont secondaires

Alors que l'Assurance maladie et les collectivités locales ont multiplié les aides à l'installation ces derniers temps, il semblerait que ces coups de pouce ne jouent qu'un rôle mineur. Seuls 41 % des internes affirment que ce soutien financier direct va déterminer leur installation, tandis que 48 % jugent qu'il comptera peu ou partiellement et 10 % pas du tout. Même constat chez les remplaçants. Quant aux installés, 69 % assurent que les aides financières n'ont eu "aucune influence". "Il ne suffit pas de faire un chèque et de dire 'débrouillez vous avec ça'", insiste le Dr Boyer.

Par ailleurs, contrairement à leurs ainés, les organisations de jeune ne font pas de l'augmentation du tarif de la consultation une priorité.

 

  • Les facteurs favorisant l'installation

"Je veux exercer la médecine de ville, si je peux en zone sous-dotée. Mais si j'ai une femme et des gosses, je ne vais pas m'installer dans un village où la première école est à 30 km", nous confiait récemment un interne de 25 ans. L'enquête révèle en effet que la présence de services publics arrive en tête des facteurs déterminants l'installation pour les internes et remplaçants (citée respectivement par 62 % et 57 % d'entre eux), à quasi-égalité avec la proximité familiale (61 et 60 %).

Viennent ensuite, dans l'ordre...

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