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Les médecins remplaçants, "main d'œuvre bon marché" des centres de vaccination ?

Alors que la campagne de vaccination va monter en puissance au fil des semaines, nécessitant le concours d'un grand nombre de médecins, le statut précaire des remplaçants risque de freiner leur mobilisation, alerte le syndicat Reagjir.
 

"Comme d’habitude, les choses ont été mises en place sans tenir compte du statut à part du remplaçant (non conventionné) ; aucun souci pour les mobiliser mais c’est une autre paire de manches quand il s’agit de fixer un cadre légal et financier à leur intervention, dénonce le Dr Laure Dominjon, présidente du Regroupement autonome des généralistes jeunes installés et remplaçants (Reagjir), dans un communiqué diffusé ce vendredi 22 janvier. Cette situation est totalement anormale !"

Alors que des remplaçants sont d'ores et déjà engagés dans les centres de vaccination, et qu'un grand nombre pourraient l'être dans les semaines à venir à mesure que la campagne prend de l'ampleur, la question de leur cadre d'intervention, ainsi que de leur rémunération, n'est toujours pas tranchée au ministère. "Chaque CPAM et chaque ARS y va de son avis. Ainsi dans certaines régions, il est évoqué un système de réquisition volontaire, ou encore – et là c’est le mieux connu – un contrat de médecin adjoint ou assistant", explique la présidente de Reagjir.

Quant à la rémunération proposée, elle serait par endroits 1.5 fois inférieure à celle des médecins installés, rémunérés 420 € la demi-journée en semaine. Concernant le forfait de déclaration des vaccins dans le téléservice dédié (5.40 euros par injection), les remplaçants ne savent pas s'ils pourront en bénéficier, la "e-CPS des remplaçants n'était pas associée à un numéro d'Assurance maladie", relève Laure Dominjon, qui craint par conséquent que les jeunes médecins ne constituent "une main d'œuvre bon marché". "Si les remplaçants étaient conventionnés, comme ReAGJIR le demande depuis 10 ans, toutes ces questions auraient été anticipées et les solutions déjà trouvées. Mais cela nécessiterait aussi une volonté politique de s’intéresser à cette population de soignants", lance-t-elle, réclamant un arbitrage au ministère. 

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