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Prise de rendez-vous en ligne : enquête inédite sur ces plateformes qui attirent de plus en plus de médecins

en février deux chartes (l'une à destination des patients, l'autre des professionnels) s'engageant notamment à ne pas commercialiser les données de santé recueillies.

Une autre pratique préoccupe les professionnels de santé : bien qu'ils ne soient pas clients, nombre d'entre eux voient contre leur gré leur profil s'afficher sur ces plateformes, au risque de voir leur patientèle être "captée" par les confrères qui y sont inscrits. "Il y a quatre ans, alors que le trafic augmentait, l'Ordre nous a demandé d'inscrire tous les médecins en mode fiche annuaire, dans un souci d'équité, justifie Arthur Thirion, de Doctolib. En aucun cas on ne renvoie le patient vers les professionnels inscrits." Les professionnels qui ne souhaitent pas être référencés ont la possibilité de demander leur retrait, précise le Dr François Simon, président de la section Exercice professionnel du Conseil national de l'Ordre des médecins (Cnom), renvoyant les médecins au guide Préserver sa réputation numérique. Pour répondre à ces demandes ponctuelles, Doctolib a mis en place une procédure pour se déréférencer "en un clic". "Les demandes se comptent chaque mois sur les doigts de la main, indique Arthur Thirion. Très peu de médecins ne souhaitent pas être référencés. C'est un service gratuit et ils ont la main sur les informations les concernant."

La hiérarchisation des résultats de recherche est un sujet plus sensible encore. Grâce au référencement payant, certains praticiens abonnés à ces plateformes se hissent en tête des résultats de recherche sur Google. En témoigne la liste des mots clés payants (adwords) renvoyant sur Doctolib que s'est procuré Le Guide santé : au milieu des ostéopathes, sophrologues et psychologues, non soumis aux règles déontologiques, figurent quelques professionnels de santé, tels des kinés, des dentistes, voire des médecins. "Si le référencement hiérarchisé des médecins est le résultat d’une contribution financière, il est évident qu’il s’agit de publicité, ce qui est interdit", rappelle le Dr Simon, du Cnom.

 

Interrogé sur ces pratiques, Doctolib nie toute implication. "Certains praticiens achètent des adwords sur leur nom, alors qu'ils n'en ont pas le droit. C'est quelque chose que nous surveillons. Qu'ils soient professionnels de santé ou non, nous les appelons pour qu'ils cessent. Nous ne voulons pas être associés à ça."

Quant au référencement hiérarchisé au sein de la plateforme, il n'obéit à aucune règle, assure Doctolib. "Si vous recherchez un kiné sur Montpellier maintenant, puis dans quelques heures, vous n'aurez pas les mêmes résultats. L'ordre est aléatoire", insiste Arthur Thirion. Le Cnom reste néanmoins vigilant et appelle les médecins à signaler toute pratique contraire à la loi.

 

*Maiia, RDVmédicaux et DocAvenue appartiennent au groupe Cegedim
**Echantillon représentatif

 

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