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8 Français sur 10 sont favorables à la contrainte à l'installation

Panneaux indicateurs en pleine cambrousse
Huit Français sur dix sont favorables à l'obligation pour les jeunes médecins de s'installer en zone sous-dotée en début de carrière. C'est un des enseignements de la consultation des Français organisée par la Fédération des hôpitaux de France (FHF).

 

 

En plein là où ça fait mal ! D'après une enquête organisée par la FHF*, 8 Français sur 10 seraient en faveur d'une coercition à l'installation. Plus exactement, 84 % des répondants se sont exprimés en faveur d'une obligation pour les médecins de s'implanter dans les territoires sous-dotés lors de leurs premières années d'exercice, afin d'être répartis équitablement sur le territoire.** Une adéhsion légèrement plus marquée dans les zones rurales ou périurbaines (87 et 86 %) que dans les villes (83 %).

Ce plébiscite ne manquera pas d'apporter de l'eau au moulin de ceux, de plus en plus nombreux, qui réclament la mise en place d'une régulation à l'installation. A l'occasion de l'examen de la loi de santé à la commission des Affaires sociales les amendements en ce sens se sont multipliés comme des petits pains, de la part de députés LR, LFI et même LREM.

L'enquête de la FHF, qui se veut complémentaire du Grand débat national, est riche en enseignements sur la relation des Français à leur système de santé. Concernant l'accès aux soins, on y apprend notamment que le temps d'attente pour consulter un généraliste est estimé par les patients à 4 jours en moyenne – contre 2 semaines et 4 jours pour un pédiatre, 1 mois et 3 jours pour un cardiologue, et 3 mois et 1 semaine pour un ophtalmologiste.

4 Français sur 10 ont testé les urgences faute de mieux

Le sondage permet aussi de passer au crible le recours aux urgences. Quatre Français sur dix (42 %) déclarent s'y être déjà rendus pour un motif discutable. Parmi les raisons les plus fréquentes : aller aux urgences faute d'un autre recours identifié (24 % ont déjà été dans ce cas), ou pour réaliser des examens complémentaires (21 %). Viennent ensuite les difficultés d'accès à la médecine de ville : 17 % ont déjà visité les urgences à cause d'un délai trop important avant consultation, et 12 % parce que leur praticien n'était pas en mesure de les recevoir sans rendez-vous.

D'autres mesures semblent susciter l'approbation des sondés, telles que le recours obligatoire au généraliste avant les urgences pour...

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