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Dix raisons qui expliquent le désamour ressenti par les médecins

l’attente de compréhension et de reconnaissance. Tant que le médecin n’a pas de vraie valeur morale à leurs yeux en tant que professionnel de qualité, ils vont continuer à demander que tous leurs problèmes soient résolus en une fois pour 25 balles, voire pour gratuit grâce à la sécu et à l’état qui de toutes manières a payé les études des docteurs, qui leur doivent donc bien ça en retour.

 

7. Les médecins réclament certaines libertés, mais ne devraient-ils pas en fixer eux-mêmes les limites?

Les demandes sont celles de la liberté tarifaire, et de la liberté de prescription.

Mais les contradictions rendent les demandes illisibles.

La liberté tarifaire est possible pour de nombreux médecins qui en font un usage raisonné. En revanche, aucune borne n’ayant été considérée par la profession, les médecins ne mesurent pas l’impact incroyablement négatif des dépassements hors-normes, qui sont les seuls retenus par le grand public et les médias.

La liberté de prescrire est une règle, mais ce n’est celle de pouvoir prescrire n’importe quoi, comme du temps où il n’existait pas de médicament efficace.

La majorité des médecins respecte le bon usage en matière prescriptive. Mais, en ce domaine, les dérives de certains autres ne sont pas sanctionnées par la profession elle-même. Certains pratiquent encore la médecine au doigt mouillé, ne sont pas capables de laisser sortir un patient sans une prescription, y compris si elle est inappropriée, voire inutile. D’autres laissent leurs patients croire que l’homéopathie et les vitamines peuvent les guérir,  donnent des antibiotiques dans les viroses, des cocktails vitamino-minéraux et du zinc de gouttière, agrémentés d’un peu d’hydroxycholoroquine, d’ivermectine ou d’azithromycine dans le Covid, sans aucun argument ni article scientifique valable pour en valider l’intérêt pour le patient. Les confrères ayant connaissance de ces déviations sont contraint de tolérer ces déviances de leurs collègues sans rien dire au nom de la sacro-sainte confraternité. Et là, on ne parle pas des grandes gueules de la télé, qui d’ailleurs ne soignent personne… on parle bien du généraliste de mon frère, celui-là, et bien d’autres.

 

8. Les médecins veulent le monopole du soin

Cependant, leur groupe est bien trop inhomogène pour gérer ce monopole, et se concerter sur la manière de déléguer une partie des tâches aux bonnes personnes, et d’organiser une collaboration avec les autres professionnels de santé.

Il en résulte un double discours, d’une part la plainte d’être surchargé et d’autre part le refus...

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